Depuis plusieurs mois, la RD Congo fait face à une épidémie de choléra. Plus de 33.000 cas ont été recensés dans plusieurs provinces depuis le début de l’année avec plus de 700 décès. Les zones en conflit dans l’Est du pays sont particulièrement touchées, mais aussi la capitale Kinshasa qui enregistre près de 130 nouveaux cas chaque semaine.

Alors qu’on était en la 27e semaine de surveillance de la maladie, Samuel Kamba, ministre congolais de la Santé indiquait que «l’épidémie est dans une phase aigüe avec près de 1600 nouveaux cas détectés chaque semaine et un taux de létalité aux environs de 2%. Désormais, ce sont 17 des 26 provinces du pays qui sont touchées. La Tshopo compte le plus de cas, suivie du Sud-Kivu et de la capitale. A Kinshasa, en effet, des cas ont été signalés dans 25 des 35 zones de santé. Trois structures de prises en charge sont opérationnelles depuis plusieurs jours, deux autres devaient ouvrir jeudi 10 juillet et trois centres de traitement doivent encore se déployer rapidement. Tous les malades sont soignés gratuitement».
Le ministre de la Santé de la RD Congo a également assuré: «Nous avons assez de traitements pour tout le monde. J’incite les personnes présentant les symptômes comme des vomissements et des diarrhées à se faire dépister et soigner». Tout en rappelant que «l’hygiène est capitale pour lutter contre la propagation de cette épidémie. Je promets que des citernes d’eau potable vont être mises à la disposition des habitants des quartiers de la capitale les plus touchés par les services de l’Etat», a promis Samuel Kamba.
La RD Congo est souvent frappée par des épidémies meurtrières de toutes sortes. En 1976, c’est dans ce pays que l’épidémie d’Ebola a été signalée pour la première en Afrique. Récemment, le pays a été secouée par le virus MPOX (variole du singe) qui est une maladie infectieuse se caractérisant notamment par une éruption cutanée qui peut être isolée, précédée ou accompagnée d’une fièvre ou de ganglions.

A.-P. MASSAMBA

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