Sous le patronage de la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa, la République du Congo a franchi une autre étape dans la gestion des catastrophes. La cérémonie officielle de remise de la stratégie nationale de relèvement post-catastrophes, élaborée en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), s’est tenue vendredi 12 décembre 2025 à Brazzaville. Porté par une vision inclusive et prospective, ce document vise à renforcer la résilience du pays face aux chocs naturels et climatiques, en s’inscrivant dans une logique de prévention, de coordination institutionnelle et de reconstruction durable.
La cérémonie a réuni les cadres du ministère des Affaires sociales, les représentants des institutions nationales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs de la société civile, témoignant de l’importance accordée à cette nouvelle feuille de route. Dans son allocution, la représentante résidente du PNUD au Congo, Adama-Dian Barry, a salué le leadership politique ayant permis l’aboutissement de ce processus stratégique. Elle a rappelé que cette stratégie est le fruit de 24 mois de travail, fondé sur un dialogue approfondi entre experts nationaux, administrations publiques et partenaires internationaux.
Consultée avec des institutions telles que la Banque mondiale et l’Union européenne, puis soumise à l’expertise de spécialistes du PNUD à l’échelle mondiale, la stratégie repose sur une approche holistique et multisectorielle. Selon Adama-Dian Barry, elle consacre le principe du «Build Back Better», ou «reconstruire en mieux», en transformant les crises en opportunités de développement durable. L’objectif est clair : ne plus se limiter à la réponse d’urgence, mais intégrer le relèvement dans une vision de long terme, articulée autour de la résilience, de la prévention et de l’anticipation.
La ministre Mboukou Kimbatsa a, pour sa part, souligné la portée politique et sociale du document. Elle a insisté sur le fait que cette stratégie constitue désormais un outil national de pilotage et de coordination, destiné à améliorer l’efficacité des réponses face aux catastrophes naturelles et aux chocs climatiques récurrents. La ministre a mis en exergue les axes prioritaires de la feuille de route, notamment la restauration des infrastructures sociales de base, la relance des moyens de subsistance des populations affectées, le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires, ainsi que la préparation du pays aux crises futures.
Au-delà de son contenu technique, la stratégie incarne une vision partagée d’un Congo résilient, capable de protéger ses populations les plus vulnérables tout en assurant la continuité du développement. Elle s’inscrit dans la continuité des engagements internationaux du pays, en particulier l’Agenda 2030 des Nations unies et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. La ministre a par ailleurs annoncé que le document sera transmis aux plus hautes autorités de l’Etat, notamment au Premier ministre, afin d’en garantir l’appropriation et la mise en œuvre effective.
En se dotant de cette stratégie nationale, le Congo affirme sa volonté de passer d’une gestion réactive des crises à une gouvernance proactive des risques. A travers le partenariat avec le PNUD, le pays se positionne résolument sur la voie d’une reconstruction durable, où chaque catastrophe devient non plus une fatalité, mais un levier de transformation et de résilience collective.
Gaule D’AMBERT

