Il s’est tenu jeudi 10 juillet 2025 à Brazzaville, la 8e réunion du Comité d’orientation et de suivi (COS) du contrat désendettement et développement (C2D) entre la France et le Congo. La rencontre a été coprésidée par le ministre des Finances, Christian Yoka et l’ambassadeur de France au Congo, Claire Bodonyi.
La réunion a connu la participation des ministres de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel Adouki et des Affaires sociales, Marie Cécile Mboukou Kimbatsa ; des partenaires bilatéraux, etc. Elle s’inscrivait dans une approche d’évaluation, de coordination et de planification. Cette réunion a été un moment pour les parties congolaise et française de faire le bilan des avancées dans l’exécution des projets de développement durable et les défis à relever, en collaboration avec les ministères sectoriels concernés.

Le Contrat de désendettement et de développement (C2D) a mobilisé un montant de 229 millions d’euros, environ 150,2 millions de FCFA, alloué à la réalisation de projets dans trois secteurs : les infrastructures, le développement du capital humain et le développement durable.
Actuellement, l’enveloppe des 150,2 milliards FCFA a été affectée pour financer 13 projets et deux fonds d’études et de renforcement des capacités (FERC). Parmi ces projets, trois sont achevés : le drainage des eaux pluviales de Brazzaville, phase-1, la formation des travailleurs sociaux et le projet de filets sociaux (Lisungi). Deux projets ont été annulés : le financement des investissements prioritaires du plan de redressement d’Energie électrique du Congo (E2C) et la réhabilitation de son centre de formation. La clôture de six projets est prévue entre 2025 et 2027, entre autres la Corniche de Brazzaville, le projet d’Appui à la relance du secteur agricole (PARSA), le projet d’Appui au réseau des centres d’éducation, de formation et d’apprentissage.
Après des travaux à huit clos, le COS est parvenu sur des recommandations mettant en avant tous les projets, surtout ceux du secteur social, en l’occurrence le projet ‘’Telema’’, en français ‘’débout’’, qui permet à des familles démunies de bénéficier des ressources financières leur permettant d’entreprendre des activités génératrices de revenus (AGR). A cela s’ajoutent la demande d’une analyse détaillée des projets ; la priorisation des besoins de financement, précisement pour assurer le fonctionnement des cellules de suivi au sein des ministères des Finances et l’Aménagement du territoire et la mobilisation des ressources nécessaires à la poursuite de certains projets, tel le projet d’Appui à la modernisation de l’enseignement supérieur (Ames).
L’ambassadrice de France au Congo a émis les inquiétudes sur le fait que certaines enveloppes allouées ne suffisent plus à couvrir la totalité des activités initialement prévues, en raison de l’inflation des coûts sur le marché des travaux publics. Nonobstant ces difficultés, la diplomate française a réaffirmé la disponibilité de son pays à accompagner cette réflexion, y compris dans le cadre d’un dialogue élargi avec les autres partenaires du Congo. «Je pense aux cinquante mille personnes en situation de grande pauvreté bénéficiaires du projet Lisungi….», a dit Claire Bodonyi.
Le ministre des Finances a, pour sa part, interpelé les deux parties à plus d’effort. «…puisque nous sommes ravis des résultats, il nous appartient maintenant de poursuivre, en particulier sur toutes nos actions qui concernent les secteurs sociaux. L’investissement social est encore plus fondamental et structurant et doit être tout aussi durable.Je sais pouvoir compter sur notre partenaire qui est la France pour travailler sur ces sujets-là. Nous avons déjà esquissé un certain nombre de pistes, mais, ces pistes ne doivent pas être exclusives du travail que nous devons faire autour des secteurs sociaux.»
Esperancia MBOSSA OKANDZE

