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mercredi 18 février 2026 | 04:53
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TRANSPORT : Ebouka-Babackas a-t-elle remis le CFCO sur les rails?

Si rien n’a filtré de la réunion du 16 janvier à Pointe-Noire avec des syndicalistes et responsables du Chemin de fer Congo Océan (CFCO), la ministre des transports a donné des orientations pour qu’enfin soient résolues les difficultés qui minent depuis des lustre, l’entreprise publique. Mais quid de leur mise en œuvre ?

La ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a effectué du 12 au 17 janvier 2026 une visite de travail à Pointe-Noire. Il a été question de visiter et faire le bilan des structures sous tutelle, à savoir le Conseil congolais des chargeurs (CCC), le Guichet unique des opérations transfrontalières (GUOT), la marine marchande, la Direction départementale des transports terrestres (DDTT) et, surtout, le Chemin de fer Congo-Océan (CFCO).
Un CFCO sur lequel un accent particulier a été mis lors de la réunion de travail qui s’est tenue le 16 janvier au siège de la structure. Si les conclusions de ces échanges n’ont pas été rendues publiques, les cadres dont Ignace Nganga et Guy André Edmond Loemba, respectivement directeur général et secrétaire général, ainsi que des responsables de syndicats ont brossé un tableau fort sombre du CFCO.
C’est en effet une compagnie aujourd’hui à l’agonie et quasiment au bord de l’arrêt définitif des activités. Donc la même situation que l’année dernière. «Les infrastructures sont vraiment vétustes, obsolètes, les équipements délabrés font peine à voir », constatait Ebouka-Babackas lors d’une visite de travail en février 2025 à Pointe-Noire.
C’est aussi au cours de ce séjour qu’elle avait promis : «Nous essayerons avec les différents partenaires, à savoir la direction générale et les représentants du personnel, d’arrêter ensemble une feuille de route, un programme, un plan de sauvetage de la structure».
Un plan de sauvetage qui n’a pas produit des résultats escomptés, puisque les agents cumulent 50 mois d’arriérés de salaires. La situation sociale est donc des plus incertaines pour les cheminots qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Reste à savoir si le gouvernement donnera suite à un éventuel plaidoyer de la ministre Ebouka-Babackas pour que le CFCO se remette sur les rails afin de faire encore jouer au Congo le rôle de pays de transit dans la zone de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
Avec la crise, le fonds devrait manquer le moins. C’est plutôt et surtout la volonté politique qui pourrait manquer le plus !

John NDINGA NGOMA

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