Sélectionner une page

VIE DES PARTIS : «La décision d’une frange du bureau politique de dissoudre l’UFD n’est qu’un coup d’Etat»

VIE DES PARTIS : «La décision d’une frange du bureau politique de dissoudre l’UFD n’est qu’un coup d’Etat»

Le président du comité de crise de l’Union des forces démocratiques (UFD), Michel Ampiri, a tenu un point de presse le 4 janvier dernier pour, notamment, protester contre la dissolution de leur formation politique. On se rappellera que le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba, ancien président de l’UFD, avait prononcé la dissolution de l’UFD pour la fondre dans le PCT dont il est devenu membre du bureau politique à la faveur du 5e congrès ordinaire organisé du 27 au 30 décembre 2019 à Brazzaville. Quelques membres du bureau politique et du Conseil national du parti fondé par David Charles Ganao, le 28 juillet 1991, entouraient Michel Ampiri.

Pour lui, «la décision d’une frange du bureau politique de dissoudre l’UFD n’est qu’un coup d’Etat qui constitue en réalité un acte de haute trahison orchestré par la ligne ploutocrate et liquidationiste. Ceci, du fait de la légèreté d’analyse, la précipitation dans la prise de décision, l’improvisation, le non-respect dans la procédure de dissolution et le mépris avec lesquels la ligne ploutocrate et liquidationiste a tenté maladroitement d’abréger la vie de l’UFD».
Et d’ajouter: «Les statuts de l’UFD au titre VII, chapitre 1, article 96 stipulent que l’Union des forces démocratiques ne peut être dissoute que par décision d’un congrès convoqué à cet effet».
Selon Michel Ampiri, la base du parti n’a jamais été consultée, «ni associée à cette décision qui relève de l’amateurisme politique et constitue pour ses auteurs le péché du siècle. Lorsque la base n’est pas préparée à un événement d’une telle ampleur, cela constitue une infraction politique d’une gravité historique».
En conséquence, «l’ensemble des partisans de la non-dissolution de l’UFD rejettent systématiquement la décision de fondre l’UFD dans le PCT. Une décision prise en violation flagrante des articles 91 et 96 des statuts du parti par des dirigeants mal inspirés, car ne s’appuyant sur aucun fondement juridique», affirme le président du comité de crise.
Il a invité les responsables du PCT au respect scrupuleux des dispositions de l’accord de partenariat politique entre le PCT et l’UFD, signé le 14 février 2001 à Libreville. «Accord qui constitue pour nous un testament politique que nous a légué le président fondateur de l’UFD et que nous conservons jalousement comme la prunelle de nos yeux. Nous rappelons que cet accord qui n’a jamais été résilié ne parle ni de fusion, ni de l’intégration de l’un ou de l’autre parti», a rappelé Michel Ampiri.

Gaule D’AMBERT

Rejoignez les 419 autres abonnés pour recevoir une nouvelle mise à jour d'article.

Nous ne spammons pas !

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

A propos de l'auteur

Editorial

Le pays change, nous aussi

Même quand l’Histoire avance, il nous arrive de ne pas toujours en distinguer les séquences. Nous sommes entrés dans ce mois des douleurs où il nous arrive souvent de pleurer séparément, parfois en union, deux morts illustres de notre Panthéon national. Il y a 46 ans en effet, le Président Marien Ngouabi et le Cardinal Emile Biayenda étaient assassinés à quatre jours d’intervalle l’un de l’autre.

Lire la suite

Abonnez-vous à notre newsletter

Rejoignez les 419 autres abonnés pour recevoir une nouvelle mise à jour d'article.

Nous ne spammons pas !

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

mars 2023
L M M J V S D
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031