L’attention est accordée chaque année, à la place d’armes de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc (EMPGL) à Brazzaville, pour célébrer la gloire posthume du maréchal Leclerc, homme au fabuleux destin, mais également celle de l’amitié fidèle entre le France et le Congo. C’est dans cet élan qu’a été commémorée la Journée du maréchal Leclerc, le 27 novembre 2025, à la place d’armes de cette école. C’était en présence de Rémy Ayayos Ikounga, président de l’association des anciens enfants de troupe (AET) du Congo et de la Fédération des anciens enfants de troupes d’Afrique, du colonel-major Camille Serge Oya, commandant de l’EMPGL), et du colonel Thomas Cassan, attaché de défense auprès de l’ambassade de France au Congo. Etaient également présents, des anciens enfants de troupes, des enfants de troupes et d’autres invités.

Après avoir dressé longuement le brillant et excellent parcours scolaire et militaire du maréchal Leclerc (Philippe De Hauteclocque à l’état-civil) en France et dans plusieurs pays du monde, et notamment ceux d’Afrique, l’AET Serge Eugène Ghoma Boubanga, secrétaire général adjoint de l’association, a rappelé qu’«il est né le 22 novembre 1902, et a fait ses études à l’école militaire de Saint-Cyr. Il en est ressorti également que: «Ce 24 août 1943, où le général De Gaulle lui demande de mettre sur pied la 2e division blindée par transformation de la force L., récemment devenue 2e DFL, à Casablanca. C’est à partir de là que Leclerc forge son outil de combat, dont il dira un an plus tard, c’est sa plus belle victoire. Major de sa promotion à l’école de guerre en 1937, Leclerc se verra empêcher de terminer sa formation à cause de la déclaration de guerre. Dans les semaines qui suivent, il est affecté à la quatrième division d’infanterie chargée de renforcer la ligne Maginot, avant de prendre la tête du troisième bureau chargé des opérations».
Ecœuré de voir la capitale à ‘’plat ventre’’, poursuit l’orateur, «il refuse la défaite, puis rejoint le mouvement de résistance du général De Gaulle. Il prend alors le pseudonyme de Leclerc, nom qui sera utilisé pour baptiser la toute jeune école d’enfants de troupes créée à Brazzaville, auréolée de l’immense prestige d’incarner la capitale de la France libre».
Leclerc relève-t-il, «était un homme complexe, aux convictions souvent en avance sur l’époque, «mais toujours fidèle à l’intérêt national en étant le chantre de la réconciliation. Quand les voix s’élèvent dans l’Empire de l’après-guerre mondiale pour demander plus d’autonomie, il s’implique sur la nécessité de nouer des amitiés vivantes avec les colonies… Il décède à la suite d’un crash d’avion, non loin de Colomb-Béchar, le 28 novembre 1947. Au-delà de la perte du libérateur de Paris, c’est également un chef de guerre héroïque ayant du cran qui continue d’inspirer les enfants de troupe de toutes les générations de tous les continents, et intensément ceux du Congo».
A l’issue de la cérémonie, l’association des anciens enfants de troupe du Congo, à travers son président Rémy Ayayos Ikounga, a offert une débroussailleuse à l’EMPGL, réceptionnée par son commandant, le colonel-major Camille Serge Oya.

Alain-Patrick MASSAMBA

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