FORET : Analyse des textes guides à l’information forestière

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Les organisateurs et les participants

Le Centre d’éducation, de formation et d’apprentissage (CEFA) a abrité du 20 au 21 novembre 2025 un atelier d’analyse du draft de textes sur l’accès à l’information forestière. Il conduit à l’identification de ses faiblesses pour renforcer la gouvernance des ressources forestières. La rencontre a été organisée par l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), en collaboration avec le Réseau des femmes pour le développement durable (REFADD).

Les travaux ont été ouverts et clôturés par Mme Marie Odette Itango, chargée de la communication du REFADD, en présence de Mme Laurence Weté Soh, facilitatrice de gouvernance forestière, et de Mme Nina Cynthia Kiyindou Yombo, directrice exécutive de l’OCDH. Les participants ont analysé l’ensemble des textes produits par le cabinet TEREA, et cherché à comprendre la raison de la lenteur d’élaboration des textes d’application. Ils ont identifié les faiblesses des textes sur l’accès à l’information, afin d’accélérer l’élaboration des textes d’application du nouveau code forestier adopté par le Congo depuis juillet 2020. Parmi ces textes figure le décret sur l’accès à l’information forestière.
Cet atelier visait aussi à renforcer la participation des femmes dans le processus des réformes en cours dans le secteur forestier. Les débats ont été axés autour des deux thèmes. L’un a porté sur «Le processus de réformes des ressources forestières du Congo» et l’autre sur «L’aperçu sur l’accès à l’information forestière».
«Nous avons compris qu’il existe une structure pour nous informer, surtout ce qui est réformes et la gestion forestière. Il est important d’associer tous les acteurs, notamment l’administration publique, la société civile et les populations autochtones qui sont concernées dans la gestion forestière», a déclaré Mme Christella Mbongo-Passi, membre de l’association Femme énergie.
Daniel Ndinga, expert et spécialiste en gouvernance forestière, a souligné l’intérêt de la rencontre. «Toutes les conditions sont définies. Toute personne qui souhaiterait obtenir les informations liées à la gestion durable des forêts doit adresser une demande pour accéder facilement aux informations. La gestion des ressources naturelles forestières exige une transparence dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de partenariat volontaire et application des règlementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux (APV /FLEGT)», a-t-il déclaré.
Mme Laurence Weté Soh a expliqué que «l’implication à la participation de toutes les parties prenantes est importante dans les processus de prise des décisions quel qu’il soit».
D’où le rappel de Mme Marie Odette Itango: «Le Congo a signé un accord de partenariat volontaire avec l’Union européenne en 2010 pour renforcer la gouvernance des ressources forestières. L’un des piliers de cette gouvernance constitue le renforcement du cadre législatif et réglementaire».

Philippe BANZ

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