AUTONOMISATION : Le collectif Lamuka mobilise ses partenaires pour la cause des handicapées

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Pendant la réunion

Sous la présidence de Gustavine Louzolo Massangha, les membres du collectif Lamuka et leurs organisations partenaires se sont réunis mardi 25 novembre 2025, à Brazzaville, pour examiner les avancées du programme régional et définir de nouvelles stratégies.

Cette rencontre a mis l’accent sur l’autonomisation, la formation et l’élargissement de l’espace civique, conformément aux recommandations issues des conférences de la Concertation des collectifs des associations féminines de la région des grands lacs (COCAFEM/GL).
La réunion, dirigée par la responsable du collectif Lamuka, Gustavine Louzolo Massangha, a permis de dresser un état des lieux des initiatives menées depuis plusieurs années et de réaffirmer les ambitions du collectif en matière d’action sociale, juridique et citoyenne.
Succédant au collectif Liloba, qui s’était illustré en portant «la voix des sans-voix», notamment celle des femmes violées ou violentées en situation de handicap, Lamuka incarne désormais une dynamique élargie. Ses actions ne se limitent plus au plaidoyer ou à la dénonciation: elles visent à transformer durablement la réalité quotidienne des femmes en privilégiant des solutions concrètes. L’un de ses axes majeurs repose sur l’autonomisation économique et sociale des femmes handicapées, longtemps marginalisées dans l’espace public et les processus de prise de décision.
La rencontre du 25 novembre dernier s’est inscrite également dans le cadre de la commémoration du deuxième anniversaire des conférences du COCAFEM/GL organisées à Brazzaville. Grâce à la coordination régionale, plusieurs initiatives ont été conduites sous le programme «Spotlight Initiative», qui encourage les OSC féminines à s’impliquer activement dans l’élargissement de l’espace civique et la promotion des droits des femmes.
Les échanges ont rappelé les moments forts de ces deux dernières années, notamment le dialogue de haut niveau, tenu du 19 au 20 janvier 2023 à Brazzaville, qui avait mis l’accent sur le renforcement des capacités juridiques et politiques des femmes rurales. L’objectif consistait à faciliter leur accès aux instruments de gouvernance de l’Union Africaine et à consolider leur participation aux débats publics.
Autre fait souligné lors de cette réunion; la session de formation intensive du 24 au 26 octobre 2023 au centre Edmond de Brazzaville, consacrée au plaidoyer, au lobbying et au leadership féminin. Cette formation avait réuni des responsables associatives de plusieurs pays d’Afrique centrale et de l’ouest, renforçant leur aptitude à défendre efficacement les droits des femmes dans un contexte où les restrictions civiques persistent.
La réunion du collectif a également abordé une question souvent négligée: l’hygiène menstruelle. Le collectif milite pour que la serviette hygiénique, encore considérée comme un produit de luxe dans certaines localités, devienne accessible à toutes les femmes, plus spécifiquement aux femmes handicapées, vulnérables face aux contraintes matérielles et sanitaires.
Gustavine Louzolo M., clôturant la réunion, a réaffirmé la détermination du collectif à poursuivre ses actions en synergie avec les partenaires régionaux, avec l’objectif de promouvoir une société congolaise plus inclusive, plus équitable et respectueuse de la dignité de toutes ses citoyennes, en particulier les plus vulnérables.

Gaule D’AMBERT

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