La Place mariale de la Cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville était archicomble l’après-midi du dimanche 22 mars 2026, 5e dimanche du temps de Carême. Les fidèles chrétiens, pour certains habillés en pagne à l’effigie du Cardinal Emile Biayenda imprimé lors du 40e anniversaire célébré en 2017, et pour d’autres, l’uniforme de leur mouvement d’apostolat ou encore de leur paroisse, étaient venus de partout participer à cette messe commémorative du 49e anniversaire du don de la vie du Cardinal Emile Biayenda.
Mgr Bienvenu Manamika Bafouakouahou, archevêque métropolitain de Brazzaville, a lancé officiellement l’année jubilaire du don de la vie du Cardinal Emile Biayenda, sous le signe du pardon, dont la clôture interviendra le lundi 22 mars 2027. Plusieurs activités seront programmées au cours de cette année jubilaire parmi lesquelles des colloques, des pèlerinages sur les lieux névralgiques, notamment à Malela-Bombé, Mbamou et Boundji.
Autour de l’archevêque de Brazzaville, il y avait NN.SS Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma et vice-président de la Conférence épiscopale du Congo (CEC); Ildevert Mathurin Mouanga, évêque de Kinkala; François Halyday Mbouangui, évêque coadjuteur de Nkayi; Juan Carlos Navarro Carmona, secrétaire et chargé d’affaires à la nonciature apostolique. De nombreux prêtres et religieuses étaient présents à cette messe, dont les abbés Vivien Carol Etouolo, secrétaire général de la CEC; Christophe Maboungou, recteur du grand séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha; Antonio Mabiala, secrétaire général sortant de l’Association des Conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (ACERAC); Vincent Massengo, vicaire général de Brazzaville.
La chorale diocésaine Mgr Barthélémy Batantu, la scholas populaire et les amis du grégorien étaient aux commandes des chants. Du côté officiel, on notait la présence de deux membres du gouvernement: Jean Rosaire Ibara, ministre de la santé et de la population; Gilbert Mokoki, ministre du contrôle d’Etat, de la qualité du service public et de la lutte contre les antivaleurs. Des ambassadrices de la France, du Venezuela et du Cameroun; des autorités civiles, militaires et judiciaires, parmi lesquelles Dieudonné Bantsimba, maire de Brazzaville et Stella Michaëlle Mensah Sassou Nguesso, mairesse de la commune de Kintelé. Des représentants des Eglises membres du Conseil œcuménique du Congo.
Au cours de son homélie tout en s’appuyant sur les textes du jour, l’archevêque a attiré l’attention de ceux qui s’accaparent ou qui pensent que le Cardinal est leur propriété privée. Ceux-là se trompent, car le Cardinal Biayenda est international puisqu’il existe un peu partout en France et en Afrique des fondations et des associations en son nom, notamment au Togo, au Benin, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso. «Soyons des hommes vivants et non des mers mortes. Quittons les brancards de la maladie qui empêchent le développement de notre pays et célébrons la vie du Cardinal».
Avant la fin de la messe, l’abbé Prisque Nsimouessa, coordonnateur de la Commission diocésaine préparatoire aux activités du jubilé du don de la vie du Cardinal Emile Biayenda, a donné le déroulé du programme qui fait mémoire de certaines dates, dans sa première phase: lundi 23 mars 2026, visite du tombeau vide au cimetière d’Itatolo; mardi 24 mars, libération du Cardinal après 44 jours de détention; jeudi 26 mars, sortie de sa dépouille à la morgue de l’hôpital général de Brazzaville pour être exposée en la Cathédrale Sacré-Cœur; vendredi 27 mars messe des funérailles et inhumation en la Cathédrale Sacré-Cœur.
Pascal BIOZI KIMINOU







