Dans la panoplie de mouvements des jeunes de l’Église catholique au Congo figurent en bonne place celui des Élisa. Après sa fondation dans le diocèse de Pointe-Noire, ce mouvement des Élisa s’est élargi dans les différents diocèses et archidiocèses du Congo. Aujourd’hui, ce mouvement est à ses 50 ans d’existence.
À cet effet, les membres dudit mouvement présents dans l’archidiocèse de Pointe-Noire ont célébré leur jubilé d’or en ce 20ème dimanche du temps liturgique C, en la paroisse cathédrale Saint Pierre Apôtre. La messe a été célébrée par l’abbé Nance Farel Djembo Batchi, vicaire général de Pointe-Noire, qui avait à ses côtés l’abbé Josué Boutha, aumônier des Élisa, sous l’animation de la chorale Sacré-Cœur.
Créé le 25 avril 1975 en la paroisse Saint Michel de Madingou Poste par le père Jacques Robillard de la Congrégation du Saint Esprit, le mouvement des Élisa a pour vocation d’éduquer les jeunes filles vivant à l’internat pour faire d’elles des servantes de la maison de Dieu d’une part, et, d’autre part, pour les orienter à la vie religieuse ou au mariage. C’est pour cette raison que, le 7 mars 1989, Mgr Ernest Kombo S.j évêque de Nkayi à l’époque, publia une directive: «Élisa, servante de la maison de Dieu». Dès lors, les jeunes filles Élisa sont aussi formées et encadrées pour l’action liturgique, spécialement pour le service des célébrations eucharistiques.
Dans l’archidiocèse de Pointe-Noire, ce mouvement a commencé en 1977. Il s’inscrit dans une perspective d’évangélisation et de transformation sociale dans le but de promouvoir la vie spirituelle et l’engagement social des jeunes filles dans le contexte de l’époque.
Dans son homélie, l’abbé Nance Farel a parlé du feu et du baptême. «Le feu a toujours représenté, dans la bible, l’expression de la puissance de Dieu, de l’action de Dieu, la présence de Dieu. Vous vous rappelez l’alliance avec Abraham où le Seigneur fit descendre le feu qui consuma ses offrandes, les divisa en deux et il signa l’alliance avec Abraham. Le feu représente effectivement l’image, l’expression de la puissance, de la présence de Dieu au milieu de son peuple. Mais le feu n’est pas seulement présence de Dieu au milieu de son peuple. Le feu exprime aussi comme occasion pour Dieu de séparer le mal, de le purifier. Rappelons l’histoire de Sodome et Gomorrhe: le Seigneur fit descendre un feu pour purifier ce peuple qui marchait loin de sa face, pour éradiquer toutes les déviations morales qu’il y avait dans ce peuple. Chaque jour, dans notre vie, nous sommes appelés à invoquer le feu de Dieu pour purifier nos vies, pour purifier notre monde, pour purifier nos familles. Jésus est venu apporter le feu de son amour, le feu de sa passion pour l’homme». L’abbé Farel a invité les Élisa à être différents des autres enfants dans leur comportement.
Mme Gideppe Pemba, responsable diocésain du mouvement, a souligné que le «mouvement des Élisa n’est pas un simple groupe de danse. La danse, certes, est un moyen pédagogique et attractif, mais elle n’est pas une fin en soi. Elle ouvre une porte qui permet aux enfants de découvrir le Christ, d’approfondir leur foi, de recevoir une formation humaine et missionnaire. Que ce jubilé des 50 ans ne soit pas seulement un souvenir, mais surtout un nouveau départ, un souffle nouveau de l’Esprit pour continuer à servir l’Eglise et la société avec fidélité, persévérance et amour.»
Au cours de cette célébration eucharistique, les abbés Noël Christian Dembi, Jean Paul Nguembo, Gotran Gervais Loukangou, Guilherne Célestin Masse et Alain Gustave Makaya ont fêté leur jubilé d’argent de vie sacerdotale. Au nombre des activités qui ont marqué ces festivités, il y a eu la journée de salubrité au Centre de Polio, la visite au service de pédiatrie de l’hôpital Adolphe Cissé avec remise des kits aux enfants malades, et la veillée de prière qui a réuni les responsables.
Madocie Deogratias MONGO







