Dans le cadre de l’assainissement des villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo, le Gouvernement avait conclu un contrat avec la société Averda, qui est désormais arrivé à son terme. Depuis, les agents de cette société disparue réclament le paiement de leurs droits et de leurs salaires impayés. Pour ce faire, ils multiplient les initiatives, dont la plus récente a été une rencontre avec le directeur de cabinet du ministre de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier.

Un peu de confusion persiste: «Les dirigeants d’Averda ont disparu, on ne sait plus où les trouver. C’est pourquoi nous nous sommes rapprochés du ministère pour tenter de résoudre ce problème. Albayrak a pris d’autres personnes tout en laissant de côté les travailleurs d’Averda», a déclaré Junior Dokou, président du collectif des agents de l’ex-Averda, qui ne savent plus vers qui se tourner.
Sensible à la détresse de ces agents, le directeur de cabinet du ministre de l’Assainissement urbain les a reçus à la demande du ministre, afin de comprendre la relation entre une société privée et ses employés.
Le ministre Juste Désiré Mondelé a regretté que les contentieux doivent être réglés par des instances civiles, telles que le tribunal ou l’inspection du travail, plutôt que d’être portés au ministère.

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Juste Désiré Mondelé

«On ne peut pas se présenter à une institution ou un ministère au nombre de 500 personnes. Nous n’avons jamais reçu de demande d’audience de la part de ces ex-agents d’Averda», a expliqué le ministre.
Pour clarifier la situation, Juste Désiré Mondelé a rappelé qu’Averda n’était pas une société de droit congolais mais avait établi une filiale locale. «Il n’y a pas eu de rupture de contrat entre les collectivités de Brazzaville et de Pointe-Noire. Le contrat a simplement pris fin», a-t-il précisé, ajoutant qu’Averda a un protocole transactionnel avec l’État.
Il a reconnu que l’État doit de l’argent à Averda: «Chaque fois qu’un geste en faveur d’Averda sera fait, nous veillerons à ce que l’aspect social soit également pris en compte, afin que ces pères de famille retrouvent leur dignité».
Le ministre a indiqué que les ex-agents avaient signé un contrat libre avec Averda, qui n’est pas encore liquidé. «Cela signifie qu’ils conservent leurs droits. Leur recrutement par Albayrak ne relève pas de l’État. Nous ne pouvons pas interférer dans la gestion d’une entreprise. Nous pouvons seulement faire des recommandations d’expertise. Le droit de grève illimité n’existe pas dans le code du travail congolais», a affirmé le ministre, appelant au dialogue social.
Certaines sources indiquent que le ministère de l’Assainissement urbain n’intervient en aucun cas dans le contrat privé entre une société et ses agents. Les conflits de travail relèvent de l’inspection du travail, du tribunal administratif ou du tribunal du travail.
La dette de l’État envers l’ex-délégataire s’élève à plusieurs milliards de FCFA, et le règlement des problèmes financiers, des droits et des salaires des ex-agents est estimé à environ trois milliards de FCFA.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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