Le Programme des Nations-Unies pour le développement, en collaboration avec le ministère de l’Assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier, a organisé, le 28 octobre 2025, une journée parlementaire dédiée au programme accéléré de développement communautaire (PADC). Il sera mis en œuvre entre 2026 et 2030. Cette journée a offert un cadre privilégié pour le dialogue entre les députés, les membres du Gouvernement, les experts du programme, les partenaires au développement, ainsi que les présidents des conseils départementaux. Les travaux ont été inaugurés par Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale, en présence du ministre Juste Désiré Mondelé et de Mme Adama Dian Barry.

Le PADC découle d’une vision partagée par le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, et la directrice régionale du PNUD Afrique, Mme Ahunna Aziakonwa. L’objectif est d’établir une approche territorialisée de développement stratégique et cohérent, visant à éradiquer la pauvreté.
Conformément au souhait du Chef de l’État, ce programme vise à créer des infrastructures sociales et des actifs économiques dans tous les districts du pays, afin de fournir à la population un accès à l’eau potable, aux soins de santé, aux services éducatifs, aux énergies renouvelables, ainsi qu’aux infrastructures et intrants de production économiques.
Ce programme structurant favorisera l’équité territoriale, permettant à 40% de la population congolaise vivant en zones rurales d’accéder à des services de base et de bénéficier d’opportunités économiques sur leur territoire, contribuant ainsi à lutter contre l’exode rural et le chômage des jeunes.
Pour le PNUD, cette journée parlementaire est l’occasion de partager une stratégie à fort impact: «une vision de territorialisation, d’accélération du développement local et de réduction durable de la pauvreté», a précisé Mme Adama Barry Dian. Elle a ajouté que cette journée permettra non seulement d’assurer une compréhension partagée du PADC avec les députés, «premiers représentants du peuple», mais aussi de recueillir la voix du peuple à travers des recommandations pour le lancement immédiat de ce puissant vecteur de cohésion nationale, d’équité territoriale et d’intégration africaine dès janvier 2026.
Elle a exprimé l’espoir que ces échanges facilitent l’inclusion du Programme national accéléré de développement communautaire (PADC) dans la Loi de finances 2026, soulignant que cette action forte posera les bases d’un développement territorial harmonieux et durable en République du Congo.
Le ministre a présenté le PADC, informant les députés sur ses objectifs, son importance stratégique, ses différentes composantes, ainsi que sur son processus d’élaboration et de validation, les résultats et impacts attendus, son financement et sa gouvernance.
Selon lui, le PADC constitue un outil essentiel pour améliorer les conditions de vie des populations. «Il représente une nouvelle approche de développement local et intégré, ancré dans les territoires, porté par les citoyens et orienté vers des besoins réels», a-t-il souligné.
Il a précisé que le PADC se décline en cinq composantes : l’amélioration de l’accès des populations aux infrastructures et services socio-économiques de base; le désenclavement des départements, communes et districts; le renforcement des capacités de gestion de développement local ; et le développement d’un système d’information de suivi capable de fournir des données sur les progrès du programme, entre autres.
Il est à noter que l’élaboration du PADC a bénéficié d’un soutien technique et financier du PNUD, dans une démarche participative et inclusive impliquant tous les districts et communes des 15 départements. «Ce programme doit également servir d’accélérateur pour les ODD». Son coût global estimé est réparti sur quatre ans, avec une inscription annuelle d’environ 100 milliards de francs CFA par an.
Pour le président de l’Assemblée nationale, il est essentiel de faire du PADC un outil efficace de développement local et un levier pour la transformation socio-économique du pays. «Il est impératif de doter ce programme d’un cadre juridique et d’en faire un plaidoyer pour la mobilisation des ressources auprès des partenaires au développement et du Gouvernement».
«Cette journée parlementaire représente le premier pas vers la mise en œuvre de ce programme. Cet objectif nécessite des recommandations pertinentes concernant sa mise en œuvre, son financement et son impact sur les cibles fixées», a déclaré Isidore Mvouba, en insistant sur le fait que le développement du Congo ne sera complet que s’il est équitablement réparti. «Le PADC n’est pas qu’un simple programme. C’est avant tout une promesse de justice territoriale et un instrument de cohésion nationale».

Cyr Armel YABBAT-NGO

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