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BIOMETRIE : Démarrage de l’enrôlement des agents civils de l’Etat

BIOMETRIE : Démarrage de l’enrôlement des agents civils de l’Etat

C’est le Premier ministre Anatole Collinet Makosso, qui a procédé au lancement de l’opération d’enrôlement biométrique des agents civils de l’Etat, des enseignants volontaires et communautaires du ministère de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, le 12 décembre 2022, à Brazzaville.

L’opération se déroule, dans un premier temps, à Brazzaville et s’étendra sur l’ensemble du territoire ainsi que dans les représentations diplomatiques à l’étranger, à travers le projet Numéro d’identité unique (NIU). Elle permettra, entre autres, la maîtrise des effectifs des agents civils de l’Etat pour assurer la rationalisation des profils ainsi qu’une meilleure répartition technique et géographique des personnels, dans le but de promouvoir des services publics de qualité. Il s’agira également, de maîtriser la masse salariale, les statistiques tant quantitatives que qualitatives des agents civils, afin de donner à l’Etat des outils nécessaires à la gestion des personnels et d’améliorer l’efficacité de son action.
Ayant la charge d’organiser cette activité, le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Firmin Ayessa, a martelé que la mise en place d’une administration moderne et performante, au service du développement ainsi que des besoins des usagers étaient essentiels.«Il a été établi et admis par tous que la consolidation et la stabilisation du fichier des agents civils de l’Etat issu du recensement de 2016 devait nécessairement passer par la réalisation de l’opération d’enrôlement biométrique, étape ultime et décisive pour la maîtrise des effectifs, partant de la masse salariale», a-t-il dit.
Le Premier ministre a, quant à lui, interpellé les membres du gouvernement et les responsables administratifs sur la nécessité d’assister et d’accompagner les équipes chargées de la conduite de cette opération. L’enrôlement biométrique est organisé avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, par l’entremise du projet de réformes intégrées du secteur public (PRISP) et du projet d’appui à l’amélioration du système éducatif (PRAASED). Pour la représentante de cette institution financière au Congo, Mme Korotoumou Ouattara, l’enjeu est la mise en place du système intégré de gestion des ressources humaines de l’Etat (SIGRHE) et d’une base de données fiables du personnel du secteur de l’éducation en particulier. La problématique de la maîtrise des effectifs des agents civils de l’Etat et de la fiabilité des données à la gestion des ressources humaines est la préoccupation de notre institution.
L’opération se déroulera en plusieurs phases, et s’effectue du 12 décembre 2022 au 27 janvier 2023. Elle mobilise 250 acteurs répartis en quinze équipes. Les sites retenus sont les sièges des ministères, des institutions constitutionnelles et des établissements publics; la préfecture et la mairie de Brazzaville; le siège du district de l’Ile Mbamou. La deuxième phase, dont les dates sont à communiquer, concernera le reste du pays pour une durée de trente jours. La dernière phase se déroulera dans les missions diplomatiques et consulaires pendant deux semaines.
Avant le lancement officiel de l’opération, le ministre de la Fonction publique, Firmin Ayessa, et celui de l’Enseignement général, Jean Luc Mouthou, ont réceptionné le 6 décembre à Brazzaville des matériels et équipements. Il s’agit des ordinateurs, des imprimantes multifonctions, des imprimantes monochromes Laser et des consommables de bureau.
Réceptionnant le matériel des mains de la représentante de la Banque mondiale au Congo Korotoumou Ouattara, Firmin Ayessa a salué l’excellente coopération qui existe entre le Congo et la Banque mondiale. «Ces équipements permettront de conclure enfin l’opération tant attendue. Les agents formés pour la cause feront bonne prestation», a-t-il assuré.

Philippe BANZ &
Esperancia
MBOSSA-OKANDZE

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Editorial

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