A la faveur de la 9e session ordinaire du comité de direction du Centre national de référence de la drépanocytose (CNRDr) Antoinette Sassou Nguesso, tenue le 20 mars 2026 à Brazzaville, sous la houlette de Michel Mongo, le Pr Alexis Elira Dokekias, directeur général de cette structure sanitaire a plaidé pour plus de financements de la part des partenaires, pour que le CNRDr offre des soins complets aux malades génétiques du sang et à bien d’autres patients qui y fréquentent.

Centre spécialisé dans la prise en charge de la drépanocytose, de l’hémophilie, des cancers du sang et autres maladies génétiques du sang, le CNRDr est au service de la communauté depuis près d’une décénnie et sous la direction du Pr hématologue Alexis Elira Dokékias.

A ce titre, il a lancé un appel aux partenaires pour soutenir ce centre.   Cet appui, au côté de la fondation Congo assistance sera d’un grand apport pour le bien-être des citoyens malades. «Nous soignons des maladies difficiles. La mortalité par ces maladies, notamment la partie des cancers est très élevée, même en Occident. Je crois que nous faisons des efforts, à ce stade, parvenir à avoir un contrôle au niveau territorial de plus de 40.000 patients répertoriés, c’est une bonne chose. Malheureusement, nous n’arrivions pas toujours à couvrir tout le territoire national. Nos actions dans le cadre de la dynamique de la référence ne s’arrêtent que dans certaines grandes localités, à l’instar de Brazzaville, Pointe-Noire, …parfois Kinkala. D’autres localités comme Ouesso, Impfondo, Ewo sont couvertes partiellement, tout cela, parce qu’il y a certainement un manque de financement. Entant que cadres de santé, nous avons des insuffisances et ne peuvent pas couvrir tout le pays, ici même à Brazzaville, nous recevons des patients drépanocytaires avec des complications avancées, l’implication des associations pour la sensibilisation est aussi importante», a dit le Pr Dokékias.                         Pour les années futures, le directeur général du centre a éveillé les consciences sur certains aspects : dépister précocément les malades et empêcher l’union des personnes qui peuvent transmettre la forme majeure de la maladie. «un dépistage précoce permet un bon suivi. La prise en charge avant l’âge de 15 ans est un important, mais après cet âge, nous enregistrons des patients avec des conséquences qui touchent le cœur, les os, le rein, le cerveau», a-t-il expliqué.

Avec environ 80.000 patients drépanocytaires, la convergence des actions et des financements vers le CNRDr s’avère importante, en vue de faire du Congo, un pays à l’abri de la drépanocytose avec toutes ses complications, souvent dramatiques. «C’est la raison pour laquelle nous devons toujours renforcer l’action, de faire que nos collègues médecins, les sages-femmes, les infirmières des hôpitaux secondaires puissent faire la base de ce que nous faisons. Cette base doit être soutenue par la formation. Nous continuerons la formation et la recherche. Et, pour accomplir ses missions, il nous faut un appui conséquent de l’Etat et des partenaires», a plaidé le directeur général du CNRDr.

Germaine NGALA

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