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CONGO-ENI : Un protocole d’accord pour le développement des projets agricoles et produire des biocarburants

CONGO-ENI : Un protocole d’accord pour le développement des projets agricoles et produire des biocarburants

Dans le cadre de son processus de transition énergétique et de ses engagements dans le développement durable notamment, ENI Congo, société d’exploitation et de production pétrolière va développer des projets visant la décarbonisation graduelle de ses opérations tout en contribuant aux priorités nationales de développement et de diversification économique. C’est dans cette dynamique qu’a été signé, lundi 4 octobre 2021 à Brazzaville, un protocole d’accord entre le Gouvernement congolais et la société ENI Congo, relatif au développement des projets agricoles pour la production des biocarburants.

Du côté du Congo, les documents ont été paraphés par Bruno Jean Richard Itoua et Denis Christel Sassou-Nguesso, respectivement ministres des Hydrocarbures, et de la Coopération, chargé du Partenariat public-privé, et du côté d’ENI par Claudio Descalzi, son Président directeur général. Sous le patronage du Premier ministre, Chef du Gouvernement Anatole Collinet Makosso qui avait à ses côtés, Yvonne Adélaide Mougany, Conseillère spéciale du Président de la République, coordonnatrice de ce projet sur le plan technique.
«On est en train de signer le cadre de changement et de transformation de l’histoire des biocarburants au Congo. C’est une étape importante », a souligné Claudio Descalzi, le PDG d’ENI.
Le ministre Bruno Jean Richard Itoua a pour sa part, affirmé que le Gouvernement va intégrer par le biais d’un partenariat public-privé, les filières internationales des biocarburants d’ENI, afin de réduire les émissions de gaz à effets de serre et de stimuler la création des nouvelles opportunités d’emplois. « Cet accord concerne un excellent projet qui s’inscrit parfaitement dans trois urgences. La première c’est l’agriculture. On parle de culture de ricin pour produire de l’huile de ricin à partir de laquelle on va fabriquer des biocarburants, c’est-à-dire du carburant qui ne produise pas de carbone. La deuxième urgence à laquelle ce projet répond c’est de voir les investissements privés venir ici appuyer les efforts du Gouvernement de notre pays, car, nous ne pouvons pas développer ce pays par des ressources propres, aucun pays ne fait cela, et un des éléments qui mesurent l’efficacité de la politique d’un pays, ce sont les investissements directs étrangers. Et là, nous avons un magnifique investissement qui va conforter l’idée que le pays continue à être attractif. La troisième chose, c’est la transformation et la conversion de l’industrie pétrolière pour qu’elle ne puisse pas être en compétition avec les impératifs du changement climatique». Il a ajouté : «Ce qui est important, c’est que ça va être un énorme investissement, ça va produire beaucoup de richesses, beaucoup d’emplois, on parle de 90.000 emplois directs et peut-être de beaucoup plus d’emplois indirects, ainsi que des effets d’entraînements», a-t-il assuré.
Les zones de plantation du ricin et les acteurs, a-t-on appris, ont déjà été identifiés, et donc très rapidement, ce projet va démarrer, dans sa première phase, pendant cette saison des pluies.

Alain-Patrick
MASSAMBA

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