Sélectionner une page

CONGO-FRANCE : La sénatrice Hélène Conway Mouret invite les deux pays au dialogue permanent

CONGO-FRANCE : La sénatrice Hélène Conway Mouret invite les deux pays au dialogue permanent

La sénatrice des Français établis hors de France était en séjour de travail au Congo où elle a eu un certain nombre d’activités. Le 9 mai dernier, elle s’est entretenue avec le ministre de la Défense nationale, Charles-Richard Mondjo à Brazzaville. A l’issue de ces échanges, elle a appelé le Congo et son pays à s’engager dans le dialogue permanent.
La sénatrice française qui est également secrétaire de la Commission des Affaires étrangères, de défense et des Forces armées du Sénat a précisé: «Nous sommes entre amis, entre pays qui se connaissent bien, qui ont un passé commun, un présent forcément et un avenir, et il est de notre ressort de nous engager dans un dialogue permanent. Avec le ministre nous avons aussi évoqué la question du partenariat gagnant-gagnant qui existe entre nos deux pays. C’est sur la base de cette complicité, de cette bonne entente que nous pouvons envisager le présent».
Abordant les questions de sécurité le long du Golfe de Guinée, sécurité que le Congo et la France doivent renforcer pour l’intérêt de la région, Hélène Conway Mouret a affirmé: «La sécurité maritime est très importante, mais également, avoir un pays comme le Congo, stable et fort dont nous avons besoin aujourd’hui en Afrique».
D’autres sujets importants ont aussi été évoqués par les deux personnalités, comme ceux relatifs aux questions de sécurité dans la sous-région, la gestion des populations déplacées lors des conflits dans certains pays, etc. «Nous avons eu un échange franc, très positif». En définitive, la sénatrice française a souligné que le ministre lui a dit que le Congo et la France forment un vieux couple, et «je lui ai répondu que dans un vieux couple, il faut entretenir le dialogue et ne pas se lasser l’un de l’autre».
Le lendemain, la sénatrice française a été l’hôte de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, au Foyer des anciens combattants Charles De Gaulle de Bacongo, le deuxième arrondissement de la capitale. En présence du Haut-commissaire aux vétérans et aux victimes des conflits armés, du colonel attaché de défense, chef de mission de coopération et de défense pour l’ambassade de France au Congo. Au nom des membres de l’Office, son président par intérim, le lieutenant-colonel Bruno Alexis Kouka s’est dit heureux de la recevoir en ce lieu, tout en lui souhaitant la bienvenue dans ce foyer mythique. Avant de présenter son organisation: «l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre fut créé en 1960 entre la France et le Congo. D’utilité publique, la gestion mixte entre la France et le Congo, l’Office compte 444 ressortissants établis dans différents départements du territoire national».
Remerciant les anciens combattants, Hélène Conway Mouret a, de son côté, salué ce moment qu’elle a qualifié d’important pour les jeunes générations: «Mais aussi, pour tous les jeunes qui portent l’uniforme et qui ont besoin de s’inspirer du courage dont vous avez fait preuve, du choix fait à des moments importants de l’histoire du monde, et en particulier de l’histoire de la France. Et la France en est bien sûre éternellement reconnaissante», a-t-elle dit.
Puis, la sénatrice française a eu droit à une visite guidée du foyer des anciens combattants, avant de recevoir un présent des anciens combattants symbolisant un masque. A son tour, elle leur a remis la médaille d’honneur du Sénat qui dans le cadre militaire a tout son sens.

Alain-Patrick MASSAMBA

Ne manquez plus rien !

Nous ne spammons pas !

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

A propos de l'auteur

Editorial

Ils se rapprochent

L’attaque d’une église pentecôtiste dimanche dernier en Ituri relance la crainte d’un enserrement de l’Afrique centrale. Attribuée à l’AFDL, rébellion d’inspiration islamiste, cette attaque n’a pas surpris grand monde. Dans la cocotte-minute que représente cette région de la République démocratique du Congo, il y a bien longtemps que les affidés de l’Etat islamique ont placé cette partie de l’ex-Zaïre en coupe réglée.

Lire la suite

Abonnez-vous à notre newsletter

Ne manquez plus rien !

Nous ne spammons pas !

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.