Le ministre italien de la Santé, M. Orazio Schillaci, accompagné du vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Edmondo Cirielli, a effectué une visite technique le 9 janvier 2025 aux l’hôpitaux Mère-Enfant Blanche Gomes et de référence de Makélékélé, où les services de réanimation et de néonatologie, ainsi que ceux de stomatologie et ophtalmologie ont été modernisés et équipés en matériel médical de pointe.
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un accord intergouvernemental pour le développement des hôpitaux et Centres de santé intégrés en République du Congo, signé le 25 novembre 2024 à Rome.
Les deux hôpitaux ont été dotés de plateaux techniques modernes: couveuses, berceaux, lits d’accouchement, et équipements de réanimation modernes fournis par la société italienne Athea.
Lors d’une conférence de presse conjointe, Denis Christel Sassou-Nguesso a annoncé que cet accord propose un financement concessionnel de 236 millions d’euros sur cinq ans, à un taux d’intérêt de 0%, avec une période de grâce de dix ans, remboursable sur 18 ans.
Le ministre a souligné l’importance d’associer un programme de formation à ce projet. «Le matériel seul ne suffit pas; il est essentiel de former le personnel médical à une utilisation professionnelle», a-t-il déclaré.
Le ministre a reconnu un manque d’équipements et de personnel qualifié dans les centres de santé intégrés à l’intérieur du pays, précisant que cette question sera abordée dans la seconde phase du projet débutant en 2026, en fonction des priorités fixées par le ministère de la Santé.
M. Orazio Schillaci a affirmé la volonté conjointe des deux pays de mener à bien ces projets et d’explorer de nouvelles initiatives. «Nous sommes prêts à étudier les projets proposés par le Congo dans un cadre plus intégré. L’Italie est déterminée à renforcer cette coopération et s’engage activement dans le développement de la télémédecine», a-t-il déclaré.
M. Régis Karym Ntsila, directeur général de l’hôpital de Makélékélé, a exprimé sa satisfaction. «Au départ, nous n’avions pas d’unité de réanimation. Grâce à ce projet, nous sommes maintenant équipés. Nous saluons cette initiative qui sera étendue à d’autres services», s’est-il réjoui.
Cyr Armel YABBAT-NGO
