CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION : Pour une meilleure régulation à l’ère numérique

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Le président du conseil, au milieu, à l'ouverture de la session
Le président du conseil, au milieu, à l'ouverture de la session

Les 8 et 9 septembre 2025, une session inaugurale du nouveau collège des membres du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) pour la mandature 2025-2029 s’est tenue au ministère de la Justice et des Droits humains à Brazzaville. Cette rencontre s’est déroulée sous l’égide de son nouveau président, Médard Milandou-Nsonga, en présence de représentants des associations professionnelles de presse.

Les hauts conseillers posant avec les représentants des organisations professionnelles
Les hauts conseillers posant avec les représentants des organisations professionnelles

A
l’ouverture des travaux, Médard Milandou-Nsonga a souligné l’essor des médias en ligne, qui oblige le conseil à innover dans la supervision de la couverture médiatique de l’élection présidentielle de mars 2026. Il a annoncé l’organisation prochaine d’une rencontre avec les professionnels des médias pour rappeler les principes fondamentaux inscrits dans les textes juridiques et réglementaires, ainsi que l’importance du respect du code d’éthique et de déontologie, qui doit guider chaque journaliste dans l’exercice de sa profession au Congo.
Cette session, qui marque le début de la nouvelle mandature, a été précédée par l’élection consensuelle, le 19 août 2025, de Jean Obambi au poste de vice-président et de Jérôme-Patrick Mavoungou en tant que secrétaire comptable. Ce moment a permis aux membres de revisiter les textes fondamentaux régissant le fonctionnement du conseil pour les quatre prochaines années, afin d’assurer une régulation efficace du secteur des médias. Ainsi, durant deux jours, les conseillers et cadres ont examiné et adopté, avec amendements, les documents fondamentaux de l’institution: le règlement intérieur, le règlement financier et le manuel de procédure.
À l’issue des travaux, Médard Milandou-Nsonga a affirmé: «L’adaptation des documents aux nouvelles dispositions législatives, ainsi que les ajustements répondant à notre volonté commune, résultent de débats constructifs. Le règlement intérieur, le règlement financier, le manuel de procédure du conseil et le règlement intérieur du secrétariat général définissent clairement nos missions et nos mécanismes de fonctionnement».
Il a appelé tous les membres du conseil à travailler ensemble pour obtenir des résultats significatifs: «Chacun doit prendre conscience de son rôle dans l’animation de notre instance de régulation. Cette session marque le début de notre action. Mettons-nous tous au travail, c’est notre raison d’être au Conseil supérieur de la liberté de communication».
La question de la carte professionnelle des journalistes, préconisée par l’équipe sortante, demeure une préoccupation pour la nouvelle équipe. Jérôme Patrick Mavoungou, secrétaire-comptable du CSLC, a précisé: «Nous devons d’abord procéder à un recensement pour constituer un fichier des journalistes. Ensuite, nous pourrons les réunir pour leur rappeler leurs droits et obligations».
Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) est une institution de la République du Congo dont la mission principale est de garantir la liberté de communication et l’accès à l’information pour les citoyens. Il veille à la protection et à la pluralité des médias, assure le suivi des médias, promeut la libre concurrence et la diversité des opinions, et s’engage à protéger les mineurs tout en empêchant la manipulation de l’opinion publique.
La nouvelle équipe du conseil, nommée par décret présidentiel le 13 mai 2025, a prêté serment le 13 août lors d’une audience de la Cour suprême au Palais de Justice de Brazzaville. Le président Médard Milandou Nsonga, nommé le 7 août, succède à Philippe Mvouo.

Germaine NGALA

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