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COUP D’ETAT MANQUE AU SOUDAN : COUP D’ETAT MANQUE AU SOUDAN

COUP D’ETAT MANQUE AU SOUDAN : COUP D’ETAT MANQUE AU SOUDAN

Le gouvernement de transition du Soudan a affirmé avoir déjoué un coup d’Etat mardi 21 septembre 2021, mené à l’aube par un soutien militaire et civil attribué à l’ancien président déchu Omar el-Béchir. Depuis vendredi 17 septembre en effet, des protestataires bloquaient les infrastructures de Port-Soudan, poumon économique du pays pour dénoncer un récent accord de paix avec des rebelles.

Selon les autorités soudanaises, il s’agit des responsables militaires et civils liés à l’ancien régime d’Omar el-Béchir éjecté du pouvoir en avril 2019 par une révolte populaire qui «voulaient prendre le contrôle des médias d’Etat». Dans une déclaration à la télévision nationale, Hamza Baloul, ministre de l’Information a assuré que la situation est désormais sous contrôle.
Selon les informations fournies par l’armée, onze officiers et plusieurs soldats ayant participé au complot manqué ont été arrêtés. A en croire le président du Conseil des ministres, celui-ci aurait été informé du coup d’Etat depuis lundi la veille, c’est ce qui a permis aux autorités soudanaises de la déjouer. Pour le premier ministre Abdallah Hamdok, les auteurs du complot ont bien préparé leur projet. «C’est un coup d’Etat orchestré par des hommes à l’intérieur et à l’extérieur de l’armée», a-t-il déploré sans mentionner leur identité. Les autorités militaires estiment quant à elles que cette tentative de coup d’Etat appelle des réformes dans l’armée et l’appareil sécuritaire.
Les Etats-Unis ont condamné la tentative de coup d’Etat en dénonçant des actes anti-démocratiques et ont mis en garde contre toute ingérence extérieure.
Du haut de la tribune de l’Assemblée générale, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a mis en garde contre ce qui saperait la transition politique au Soudan, et appelé toutes les parties à défendre la mise en œuvre des aspirations du peuple soudanais en faveur d’un avenir démocratique, stable, pacifique et inclusif.
Pour sa part, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a encouragé tous les acteurs à se tenir fermement aux côtés des autorités légales de transition. Cependant, des manifestants sont sortis dans la rue, comme à Port-Soudan, pour dire non au pouvoir militaire et au coup d’Etat dans un pays qui traverse actuellement une crise économique, avec l’inflation qui reste en hausse, rendant difficile l’approvisionnement en produits de première nécessité tels que le carburant.
Cette tentative de coup d’Etat n’est pas la première qui a visé le gouvernement de transition formé après l’éviction du pouvoir d’Omar el-Béchir, renversé après 30 ans de règne, emprisonné à Khartoum depuis sa destitution.
Seulement, le récit des faits donné par les autorités ne fait pas l’unanimité dans le pays et alimente des rumeurs autour des principaux auteurs du coup d’Etat. Le putsch aurait été planifié par le président du Conseil souverain (CS) lui-même, le général Abdel Fattah el-Burhane. Cette tentative de coup d’Etat survient à quelques mois de son retrait de ce poste en vertu de l’accord de paix signé en octobre 2020 entre le gouvernement de transition et différents groupes rebelles qui prolonge la période de transition et la durée pendant Abdel Fattah el-Burhane devrait présider le CS.
Pour certains observateurs de la société civile tel Yasin el-Hussein, le récit des événements de mardi sont une preuve supplémentaire que la manœuvre n’est pas réelle. D’autres rumeurs affirment que Burhane n’est pas seul à être impliqué. Il serait associé au général Mohamed Hamdan Dagalo, deuxième personnalité du Conseil souverain et chef des Forces de soutien rapide (FSR).

Barlain Djolvan ATIMAKOA
(Stagiaire)

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