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DESARMEMENT, DEMOBILISATION ET REINSERTION (DDR) : Le Congo peine à mobiliser sa contrepartie financière pour le démarrage du programme

DESARMEMENT, DEMOBILISATION ET REINSERTION (DDR) : Le Congo peine à mobiliser  sa contrepartie financière pour  le démarrage du programme

Mobiliser la contribution congolaise au programme désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) au profit des ex-combattants du département du Pool. Tel est l’objet du plaidoyer national entrepris par Euloge Landry Kolélas, haut-commissaire à la Réinsertion des ex-combattants auprès des principales institutions et forces vives de la République aux fins d’obtenir le décaissement de cette contribution, ou de la recueillir au travers d’une collecte de fonds.

Pendant la séance de travail

Depuis la signature avec le PNUD, en 2018, de l’accord sur le projet «consolidation de la paix et démarrage du processus DDR dans le département du Pool» d’un montant de 8.300.000.000 de francs Cfa, le Congo n’arrive pas à honorer sa contrepartie qui s’élève à 2 milliards de F.CFA pour le démarrage effectif du projet. Le reste des 6.300.000.000 de francs Cfa devront être déboursés par les partenaires techniques et financiers.
D’où le plaidoyer du haut-commissaire Euloge Landry Kolélas auprès du président de l’Assemblée nationale Isidore Mvouba, le 16 février dernier en présence de quelques ministres originaires du Pool. Pour présenter le programme DDR dont le démarrage n’est toujours pas effectif au grand dam des ex-combattants.
«Nous voulons un démarrage effectif du programme», a déclaré Euloge Landry Kolélas.
Il a fait comprendre au président de l’Assemblée nationale que le Pool est désormais pacifié et la paix y règne. «Nous avons essayé de consolider cette paix à travers quelques programmes avec nos partenaires du PNUD, le Fonds japonais et l’USAID. Pour que la paix soit effective, il faut qu’il y ait le démarrage effectif du DDR», a fait savoir le haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants.
Pour ce projet, Isidore Mvouba pense qu’il faut aller vers les financements innovants. A l’instar, a-t-il dit, de la «Dream team que nous avons eu à former à l’occasion de l’élection du président de la République. Je me rappelle encore nos contributions les plus pertinentes. J’ai pensé que cette équipe-là pouvait accompagner le haut-commissaire en ce qui concerne les solutions à apporter aux difficultés qui sont les siennes aujourd’hui et qui concernent la finalisation et l’opérationnalisation du DDR».
Le 17 février, le tour est revenu aux parlementaires et cadres du Pool d’être en face du haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants pour s’imprégner de ce programme DDR afin de susciter leur adhésion. «Il est vrai que notre pays connaît quelques difficultés à financer ce programme. Si les parlementaires du Pool se sont retrouvés, c’est pour continuer cette réflexion, échanger et voire éventuellement comment faire pour que la mobilisation des ressources arrive plus facilement et rapidement pour que le programme de réintégration dans le Pool soit facilité», a expliqué le sénateur Ludovic Miyouna.
On pourrait, toutefois, s’interroger si l’option de la collecte une fois choisie, pourrait permettre de rassembler un montant aussi important dans un contexte marqué par la double crise sanitaire et économique.
A signaler qu’en vertu des accords de paix signés le 23 décembre 2017, le pasteur Ntumi s’était engagé à «faciliter le ramassage des armes détenues par les ex-combattants», et le Gouvernement à garantir «le processus de démobilisation, de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex-combattants après le ramassage des armes».
Ces appuis ne devraient pas être considérés comme une récompense destinée aux ex-combattants, ni comme un droit de ceux-ci, mais plutôt comme un mécanisme de protection de la société civile et de consolidation de la paix, en assurant la réinsertion économique des ex-combattants chômeurs, et en priorité ceux qui détiennent les armes et qui les remettraient volontairement.
En effet, si le Congo continue de connaître des troubles armés, c’est que des armes circulent encore dans le pays et des anciens miliciens des guerres passées n’ont toujours pas été tous réinsérés dans la vie socio-économique.
Il existe encore des groupes résiduels d’ex-combattants n’ayant pas encore bénéficié de la réinsertion socio-économique, sans oublier les ex-combattants mal réinsérés.
Ce constat reste une réalité à ne pas ignorer; ces ex-combattants constituent une réserve d’individus facilement mobilisables par des personnes susceptibles de trouver des prétextes pour perturber la paix.
Parallèlement à cette activité, il faut aussi prendre en considération les groupes résiduels d’ex-combattants auto démobilisés, démobilisés et qui, malheureusement pour de multiples raisons, n’ont pas été réinsérés socialement et économiquement dans l’exécution des précédents programmes. L’ensemble de ces groupes résiduels d’ex-combattants doit être pris en compte pour éviter de créer des tensions inutiles.
Les multiples programmes de réinsertion initiés par le passé ont connu des ruptures, en raison du manque de financement, à commencer par celui exécuté par le Comité de suivi des accords de cessez-le-feu et de cessation des hostilités de 1998, puis l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis 2000, et enfin le Haut-commissariat à la réinsertion des ex-combattants.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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