La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a tenu, du 22 au 25 septembre 2025 à Brazzaville, sous la houlette de son nouveau président, Casimir Ndomba, sa session inaugurale. Les commissaires nommés en mai dernier ont consacré l’essentiel des travaux à l’adoption des documents fondamentaux et à l’élaboration d’un plan stratégique triennal.
La cérémonie d’ouverture de cette session a été réhaussée de la présence de plusieurs personnalités dont le coordonnateur-résident du système des Nations unies au Congo Abdourahmane Diallo. Dans son allocution, Casimir Ndomba a fait part de son ambition d’impulser une dynamique nouvelle au sein de cette institution dont la mission est de « protéger et de promouvoir les Droits de l’homme au Congo ». Face à la spirale de violation des droits de l’homme et aux multiples attentes des populations, il a rappelé aux commissaires la lourde mission qui est la leur, celle de garantir le respect scrupuleux de la dignité humaine, mais également de formuler des recommandations pertinentes afin de faire de la CNDH une institution de référence en la matière.

La session s’est focalisée, notamment, sur le règlement intérieur, le règlement financier ainsi que sur le plan stratégique triennal. Elle a prévu également la mise en place de sous-commissions, « véritables piliers opérationnels de la structure ».
Pour contribuer efficacement à la consolidation de l’Etat de droit au Congo, la CNDH envisage de « travailler en synergie avec les organisations de la société civile, dans un esprit de dialogue, de concertation et de complémentarité », a promis Casimir Ndomba. Selon lui, les organisations de la société civile sont dans bien des cas à l’avant-garde des situations de violations des droits de l’homme et s’avèrent être des alliés indispensables dans ce combat.

Le nouveau mandat de la commission nationale des droits de l’homme, a précisé Casimir Ndomba, s’aligne parfaitement sur les orientations et les engagements du Président de la République pour lequel la promotion de la dignité humaine est gage de justice et de cohésion sociale. Aussi, la CNDH devrait-elle agir avec impartialité et neutralité et, surtout, coopérer efficacement avec toutes les institutions partenaires. Un travail qui s’avère ardu, a soutenu le président de la Commission, au moment où les pouvoirs publics sont quotidiennement pointés du doigt pour leur faiblesse à faire respecter les droits humains.
Le bureau de la coordination des Nations unies, partenaire clé du Congo dans la promotion des Droits de l’homme, par la voix de son représentant-résident, a réaffirmé à cet effet son engagement à accompagner la CNDH dans son processus de renforcement, dans un esprit de partenariat respectueux.
A noter que la Commission nationale des Droits de l’homme, organe indépendant de dialogue et de veille, joue un rôle capital dans la promotion et la protection des droits fondamentaux au Congo. Casimir Ndomba a été élu le 6 août dernier à la tête du bureau de la Commission. Il a succédé à Valère Gabriel Eteka Yemet nommé Médiateur de la République.
Esperancia MBOSSA-OKANDZE







