Le Réseau régional des peuples autochtones d’Afrique centrale (REPALEAC), en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a organisé, du 29 au 31 octobre 2025 à Brazzaville, un atelier visant à renforcer les droits des peuples autochtones pour leur développement durable.
La rencontre a regroupé des participants venus de huit pays d’Afrique centrale. Ils ont échangé sur les droits traditionnels d’occupation des terres par les peuples autochtones qui constituent pour eux une valeur. Constat au terme des débats: ces terres ne sont ni sécurisées, ni protégées. Ces espaces sont vulnérables et exposés à d’autres usages, comme l’expropriation, la déforestation et l’exploitation abusive. Pourtant, les scientifiques ont prouvé que les terres et les territoires des peuples autochtones, la biodiversité et les écosystèmes forestiers sont bien protégés, non seulement par leurs propres efforts à travers les liens traditionnels, mais aussi par les substances culturelles et les pratiques. Pour espérer des bénéfices environnementaux de cette biodiversité, leurs droits doivent être respectés.

L’une des mesures adoptées est celle de voir les ressources naturelles, tels que les écosystèmes forestiers et la biodiversité de l’Afrique centrale, être bien gérées et conservées avec la contribution des peuples autochtones, et les communautés locales à leur côté.
Joseph Itongwa Mukumo, coordonnateur régional du REPALEAC pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique centrale, a rappelé qu’un des piliers de la gestion durable de l’environnement, «c’est notre stratégie, dont l’un des principaux axes est la sécurité foncière avec plusieurs paliers, dont la cartographie des espaces où vivent les peuples autochtones, l’identification de toutes les pratiques et des ressources potentielles dans ses zones et de voir comment les sécuriser. Cet atelier nous a permis de définir, dans le cadre du partenariat avec la FAO, les priorités et les actions qu’on peut mener ensemble avec un partenaire de taille comme la FAO pour aboutir aux actions de sécurisation des peuples autochtones. La sécurisation revient à l’Etat. Nous comptons sur notre partenariat avec la FAO».
Philippe BANZ







