L’économie congolaise a connu une croissance modeste en 2024 (2,6% du PIB), marquant une légère augmentation du PIB par habitant, mais sans réduire significativement la pauvreté. C’est ce qui ressort de la 12eme édition du rapport de suivi de la situation économique et financière du pays présenté par la Banque mondiale mardi 23 septembre 2025 à Brazzaville, en présence du ministre de l’Economie, Ludovic Ngatsé, et de la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Mme Emilienne Raoul. Ce rapport formule des recommandations pour soutenir le développement national.
La présentation de ce rapport de la Banque mondiale, placée sous le thème «Améliorer la gestion du capital produit, humain et naturel pour accroître le niveau de vie en République du Congo», a été une opportunité d’échanges et de réflexions sur les enjeux majeurs qui sous-tendent le développement socio-économique du Congo.
Le rapport analyse les tendances économiques et la situation de la pauvreté dans le pays. La croissance dont il fait état est tirée principalement, mentionne-t-il, du secteur non pétrolier qui, lui, a connu une croissance de 3,9%. Tandis que, pour la première fois depuis 2016, le revenu par habitant a connu une progression positive de 0,3%.

Cependant, le Congo fait face à des défis persistants. Notamment le surendettement, l’accumulation des arriérés de paiement, etc. Le document propose des stratégies de sortie de crise. «Certaines réformes ont pour objectif d’améliorer la visibilité du Gouvernement sur les prévisions de la trésorerie, afin de réduire l’accumulation des arriérés de paiement, tant internes qu’externes», a affirmé Cheik Fantamady Kanté, directeur de division pour la région Afrique de Ouest et du Centre de la Banque mondiale. Elles vont permettre à la République du Congo de sortir, selon lui, de la situation de surendettement qui constitue un défi majeur pour le pays. Le rapport plaide pour des mesures à long terme pour renforcer le capital humain et améliorer la gouvernance, dans le but de diversifier l’économie et de soutenir une croissance inclusive et durable. «Je réitère l’engagement indéfectible de la Banque mondiale à accompagner la République du Congo dans la poursuite de ses efforts pour soutenir une croissance génératrice d’opportunités d’emploi pour la jeunesse congolaise et un développement véritablement durable», a soutenu Cheik Fantamady Kanté.
Pour le ministre Ludovic Gatsé, qui a présidé la cérémonie, «le Gouvernement demeure toujours engagé à poursuivre la mise en œuvre de son ambitieux plan de réformes». Le but, a-t-il ajouté, «est de consolider la gestion de la dette et de renforcer la trésorerie de l’Etat; diversifier l’économie en soutenant l’agriculture, l’industrie et les services afin de stimuler la création de plusieurs emplois; accroître les investissements dans l’éduction, la santé et les infrastructures; préserver et valoriser le capital naturel, tout en mobilisant les opportunités offertes par les financements verts et climatiques».
Philippe BANZ







