A l’occasion de la 59e Journée mondiale de l’alphabétisation célébrée sur le thème: «Promouvoir l’alphabétisation à l’ère du numérique», le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à arrimer les programmes d’alphabétisation à ceux de l’enseignement technique en vue de la professionnalisation du sous-secteur de l’éducation non formelle.
Dans le message qu’il a délivré au nom du Gouvernement, le ministre Jean-Luc Mouthou a dit la détermination des pouvoirs publics à favoriser l’accès à une éducation inclusive et de qualité pour l’ensemble des couches sociales, particulièrement les adultes non alphabétisés et les enfants en situation de décrochage scolaire.
Le thème de la 59e édition qui rappelle l’étendue des possibilités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la qualité des ressources humaines des programmes et curricula «met en lumière les moyens par lesquels l’alphabétisation peut servir de socle au plein épanouissement humain, en soulignant le lien entre l’acquisition des compétences de base et les aptitudes numériques indispensables aux jeunes et aux adultes non alphabétisés afin de leur permettre d’améliorer leur accès aux technologies», a déclaré le ministre de l’Enseignement général.
Il a réitéré l’engagement du Gouvernement à promouvoir les infrastructures inclusives, mettant un accès sur celles qui répondent aux besoins des acteurs de l’alphabétisation.
Avec l’intégration des approches numériques dans l’alphabétisation, le ministre de l’Enseignement général a projeté une mutualisation des programmes d’alphabétisation avec ceux de la formation qualifiante afin «d’améliorer les compétences professionnelles et qualifiantes des enseignants, des maitres artisans et des apprenants à l’aide des outils performants pour une meilleure adéquation des actions de formation avec le besoin réel du monde du travail», a-t-il souligné.
Si les outils numériques peuvent élargir les possibilités d’apprentissage pour les groupes marginalisés, y compris les 739 millions de jeunes et d’adultes dépourvus des compétences de base en lecture et en écriture, ce virage numérique soulève également d’autres préoccupations, telles que le respect de la vie privée, la surveillance numérique, le renforcement des stéréotypes, l’éthique, le risque d’une consommation passive, etc.
A noter que c’est depuis 1946 que l’UNESCO œuvre à la réalisation d’une vision de l’alphabétisation pour tous basée sur la conviction que l’acquisition et l’amélioration des compétences en littérature tout au long de la vie font partie intégrante du droit à l’éducation. Cependant, en dépit des progrès réalisés à l’échelle mondiale, 739 millions d’adultes ne savaient toujours pas lire et écrire en 2024. Parallèlement, 4 enfants sur 10 n’atteignent pas le niveau minimum de compétences en lecture, et 272 millions d’enfants et d’adolescents étaient déscolarisés en 2023.
Germaine NGALA
