C’est un secret de polichinelle. Le réseau électrique entre Pointe-Noire et Brazzaville est en bute à de sérieuses difficultés. Présente en terre congolaise depuis plusieurs décennies, l’entreprise énergétique italienne Eni s’efforce d’améliorer l’accès à l’énergie et entend juguler ces problèmes. Aussi participe-t-elle au projet de réhabilitation des infrastructures du transport du réseau électrique entre les capitales politique et économique congolaises. Son lancement a eu lieu jeudi 21 août 2025, à Loudima, dans le département de la Bouenza. La cérémonie était placée sous le patronage du ministre de l’Energie et de l’Hydraulique, Emile Ouesso. Elle s’est déroulée en présence, entre autres, des ministres Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa (Affaires sociales, solidarité et action humanitaire), Rigobert Maboundou (Recherche scientifique et innovation technologique); du préfet de la Bouenza, Marcel Nganongo, et du Directeur Général d’Eni Congo, Andrea Barberi.

Dans son allocution de circonstance, Andrea Barberi a souligné que le lancement des travaux de réhabilitation des infrastructures du transport du réseau électrique entre Pointe-Noire et Brazzaville revêt une portée qui dépasse le seul domaine technique. Il illustre, concrètement, la vision du président de la République, Denis Sassou-Nguesso, qui a constamment œuvré pour assurer la sécurité énergétique du Congo, en dotant la Nation d’infrastructures fiables, au service du développement économique et du progrès social. Ce lancement illustre également la force d’une coopération exemplaire, qui, depuis 2002, unit l’État congolais et Eni Congo dans un partenariat stratégique où l’énergie constitue un moteur de croissance, un levier de stabilité nationale et un atout de rayonnement régional.
«En lançant le projet de modernisation du réseau électrique Pointe-Noire- Brazzaville, nous confirmons notre engagement commun à répondre aux besoins croissants du pays. Tout en préparant l’avenir énergétique du Congo et de toute la sous-région. Ce projet n’est pas seulement une modernisation d’infrastructure. C’est un pont stratégique entre les besoins pressants d’aujourd’hui et les ambitions durables de demain.
Dans cette perspective, la stratégie de transition juste d’Eni s’harmonise pleinement avec la vision nationale. Elle repose sur une idée simple, mais puissante: la transition vers une économie bas carbone doit être équitable, inclusive et adaptée aux réalités locales (…) Cette approche s’inscrit au cœur de la double ambition du Plan National de Développement 2022-2026: accélérer l’industrialisation et moderniser les infrastructures, tout en préservant l’environnement et en garantissant l’équité sociale. C’est ainsi que nous transformons une vision en réalité, et que nous faisons de l’énergie un moteur de prospérité partagée», a affirmé le D.G. d’Eni Congo. Il a rappelé que depuis 2002, bien avant l’actuel Plan national de développement (PND), Eni s’est associée à l’ex-Société Nationale d’Électricité du Congo (SNE) pour mener des études préliminaires rigoureuses pour la réhabilitation et la modernisation des sous-stations et du réseau national de transport d’électricité à très haute tension (THT).
«Ce projet stratégique, pensé sur le long terme, illustre la constance du soutien d’Eni au développement local et son rôle de partenaire durable dans la transformation énergétique et économique du pays.
Ce réseau THT, comprenant la ligne principale de 220 kV reliant Pointe-Noire à Brazzaville sur près de 500 kilomètres, ainsi que 6 postes électriques majeurs, constitue l’ossature indispensable à l’alimentation des deux capitales économique et politique (…) La phase d’exécution lancée en 2008 a marqué un tournant décisif, avec la réhabilitation et la construction de nouvelles lignes sur 500 kilomètres.
La modernisation des lignes, le remplacement des pylônes, l’installation de fibre optique pour un contrôle avancé, et la construction de 3 nouvelles sous-stations a permis d’accroître la capacité et la fiabilité du système national de transport d’électricité.
Dans le même temps, des efforts significatifs ont été consacrés au renforcement de la distribution électrique dans la ville de Pointe-Noire.
Plus de 100 kilomètres de lignes souterraines de moyenne tension ont été posés, accompagnés par la construction de nouveaux postes de transformation et la réhabilitation de nombreux équipements existants.

Grâce à ces investissements, la capacité de distribution avait pu être augmentée dès 2008, les pertes techniques considérablement réduites, et l’accès à l’électricité notablement amélioré pour les populations ainsi que pour les entreprises locales», a-t-il poursuivi. Non sans relever le rôle stratégique de la Centrale Electrique du Congo (CEC). Ce véritable pilier du système énergétique national, fruit d’un partenariat public-privé visionnaire entre l’État congolais (80%) et Eni Congo (20 %), qui produit aujourd’hui plus de 70% de l’électricité du pays, grâce à ses trois turbines à gaz, avec un taux de fiabilité dépassant les 98%.
Pour Andrea Barberi, le lancement du projet de modernisation du réseau électrique Pointe-Noire-Brazzaville est un acte fondateur, porteur d’une vision à long terme, qui scelle pour les décennies à venir la capacité du Congo à fournir une énergie fiable et durable à ses citoyens, à ses industries et à ses partenaires.
«Aujourd’hui, en mettant en service un réseau électrique plus robuste, plus intelligent et plus propre, nous allumons aussi l’espoir. L’espoir de salles de classe éclairées le soir, de centres de santé fonctionnant sans interruption, de fermes et d’usines alimentées de manière fiable, et de communautés bénéficiant directement des richesses énergétiques du Congo.
Aux côtés de l’État congolais, Eni Congo restera un partenaire résolu et engagé, mobilisant innovation, expertise et responsabilité. Car l’énergie ne doit pas seulement alimenter nos industries: elle doit éclairer l’avenir de notre jeunesse, favoriser la création d’emplois, et consolider les fondements d’un avenir de croissance pour le pays», a soutenu le Directeur Général d’Eni Congo.







