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ENVIRONNEMENT : Au Vatican, Arlette Soudan-Nonault plaide pour un synode sur le bassin du Congo

ENVIRONNEMENT : Au Vatican, Arlette Soudan-Nonault plaide pour un synode sur le bassin du Congo

La ministre de la République du Congo en charge de l’Environnement, du développement durable et du bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, s’est entretenue avec le Pape François, à l’issue de l’audience générale du mercredi 6 avril 2022. La ministre a plaidé pour la tenue d’un synode sur le bassin du Congo.

Le plaidoyer de la ministre congolaise a été salué par bon nombre de personnes. Ce plaidoyer suscite la tenue d’un événement majeur pour le Congo son pays, et pour l’ensemble des pays compris dans cet espace. En effet, le bassin du Congo avec une superficie de plus de 3,7 millions de km2 (la deuxième au monde), sa forêt tropicale, s’étend sur six pays au centre de l’Afrique. Ce bassin est un poumon essentiel de la planète qui, selon Arlette Soudan-Nonault, doit être au cœur des discussions sur la problématique écologique et climatique. La ministre est également coordinatrice technique de la Commission climat du bassin du Congo et du Fonds bleu pour le bassin du Congo.
La ministre Soudan-Nonault a donc plaidé la cause du bassin du Congo, qui «est devenu aujourd’hui le premier poumon écologique de la planète. En plus de ses forets «qui séquestrent pas moins d’1,5 milliard de tonnes de carbone», les études des scientifiques de l’université de Leeds (Royaume uni), en collaboration avec ceux des deux Congo, ont mis en lumière l’existence des tourbières qui séquestrent au moins 31 milliards de tonnes de carbone, a souligné Soudan-Nonault. Ces zones humides couvrant près de 150.000 km2, font du bassin du Congo «le premier réservoir carbone» et une zone vitale pour l’équilibre climatique.
En dépit de son importance stratégique, le bassin du Congo ne reçoit pas l’attention légitime qu’il mérite. alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) continue de tirer la sonnette d’alarme sur l’urgence climatique. Les engagements des Etats, notamment vis-à-vis du bassin du Congo restent encore au stade déclaratif, a déploré la ministre, qui a prévenu que «si nous ne conservons pas les écosystèmes très fragiles du bassin du Congo, ses tourbières récemment découvertes, cette bombe à retardement, alors l’objectif même de l’accord de Paris, de pouvoir maintenir la température de la terre à 1, 5° c, nous ne pourrons pas l’atteindre».
Le synode sur cette problématique sera un signe pour accorder au bassin du Congo l’attention qu’il mérite, a expliqué Soudan Nonault, qui a plaidé pour la prise en compte des besoins des peuples de la région.
Pour elle, la voix du Pape François, dont le souci pour la sauvegarde de la maison commune est manifeste, devrait plaider la cause du bassin du Congo. La ministre estime qu’il faut un synode sur le bassin du Congo, ce régulateur de l’équilibre climatique mondial.

Aristide Ghislain NGOUMA

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Editorial

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