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EVOCATION : Il était une fois le handball à Dolisie…

EVOCATION : Il était une fois  le handball  à Dolisie…

Une discipline sportive, qui n’est pourtant pas nouvelle, a bouleversé l’univers sportif: le handball à 7. Après Brazzaville et Pointe-Noire, le sport pratiqué avec les mains a atterri à l’école à Dolisie. Entre 1967 et 1968, précisément au Cours normal des instituteurs de Mbounda où des jeunes en seront friands. Les précurseurs de la discipline ont pour noms Casimir Moulongo à Mbounda, Léonard Mayanith Melon (Zimini) au collège Hamar et Vincent Mouélé Malouangou au CEG Central. L’encadrement technique était assuré par André Malonga ‘’Diouf’’ et Jean Paul Ngaloua.
Après le départ de Casimir Molongo, le Cours normal des Instituteurs perd son leadership. Le CEG Hamar domine alors le handball en juniors et en seniors, tandis que le CEG central le fait dans les catégories minimes et cadets. La même année, le CEG Hamar remporte le championnat national de l’ONSSU en battant en finale l’école Général Leclerc de Brazzaville conduite par sa principale vedette, Moukounzi ‘’Karara’’, sur le score de 18-14.
Au CEG Hamar, il y a des grands joueurs comme Cadra Maboumina, Gabriel Biyoudi, Jérémie Kibangou, Bernard Dita, Doungui Mabiala, ‘’Solo’’, etc. Mais au CEG Central, on trouve en catégorie minimes et cadets des joueurs doués, entre autres Michel Mouélé Mabounda dit (Manuela Maria), Loufoua, Daniel Mvoula, Niama, Abelengue, Nzaou-Nkenge. Du côté des filles, le CEG Central domine le handball avec ses vedettes Tsaty Mouelet, Sabine Kiamanga, Marceline Mouanda, Caroline Mahoungou.
Arrivé à Dolisie en 1968, Marc Amour Matsissa gardien de but de l’équipe nationale en provenance de Brazzaville, crée l’AS Cheminots. C’est la première équipe civile de Dolisie. En 1969, Massamouna (Balou ‘’Mass’’), inspiré, créé lui aussi son équipe civile qui portera son nom, avec des joueuses comme Gisèle Sola, Pauline Mboukou, Bernadette Makaya, Anne Marie Niemet, Esther Mapembe. La même année, Michel Mbaki crée la troisième équipe civile, ACD (Association des clubs de Dolisie).
En 1970, le club Kissinza est créé sur les cendres de l’ACD. Léon Tsaty est élu président. Il a pour joueurs Kimbatsa Dékim (gardien de but), le duo familial Gérôme Nguimbi ‘’Mandif’’, l’ainé, et Albert Nguimbi ‘’Bizos’’, le cadet, Séraphin Ngoyi Kilendo, Makinou ‘’Welo’’, Thembert, Dermo et Nzoussi. Grâce au sponsoring, Kissinza devient Elec-Sport. Ce club donnera naissance à l’AC Léopards handball. C’est dans cette foulée que naissent à Dolisie, dans les années 80, plusieurs autres clubs de handball dans les deux versions: Inter Club, AS PTT, AS Fo, Pétro sport, Sonad’eau, US Comirail de Makabana, Télé-rail de Mbinda sur la ligne COMILOG.
De 1976 à 1978, la ligue de handball est dirigée par Mahoukou, enseignant du lycée Victor Sathou (ex- Vladimir Lénine). Après sa mutation, une commission ad’ hoc¸ dirigée par le capitaine Massala, est mise en place. Il aura pour successeurs Jacques Bouity (1980-1983) et Emmanuel Eta-Onka (1984-1985).
Au début des années 2000 émerge le mwana-handball à Dolisie. De 2002 à 2003, la ville voit naître six centres de formation des catégories minimes et cadettes dans les deux versions : AS Cheminot, Inter-club, Us Bantou, Pèlerin, Ecole Evangélique de la cité, Ecole catholique Notre Dame de Fatima. Mais, il n’en reste que trois depuis 2007: AS Cheminots, AC Léopards et Inter Club.
Aujourd’hui, la pratique du handball à Dolisie est au creux de la vague. La ville n’a plus que deux clubs de handball: AS Cheminots et Inter Club. Les centres de formation n’existent plus. Le jeu à 7 est menacé de disparition dans la capitale de l’Or vert. Aux dirigeants de sauver la maison.

Enquête réalisée par Equateur Denis NGUIMBI

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Editorial

metier dangereux

Un journaliste du Cameroun, pays voisin, a été assassiné dimanche dernier à Yaoundé. Martinez Zogo, 51 ans, de la radio privée Amplitude FM de la capitale camerounaise, a été retrouvé presqu’en putréfaction. Comme pour ajouter à la sauvagerie, il a été brutalement torturé et mutilé comme pour souligner un acharnement à l’anéantissement, une volonté d’en finir avec la vérité que proclamait tout son engagement dans la lutte contre la corruption et dont son émission phare, ”Embouteillage”, s’était fait une renommée.

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