Si d’aucuns pensent que le congrès électif aura bel et bien lieu ce samedi 16 août 2025, l’examen le même jour par la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCAS) de la requête de suspension provisoire de ce congrès introduite par l’avocat du candidat Avicenne Nzikou (sa liste a finalement été disqualifiée par la Commission électorale indépendante le 14 août), Me Eric Ibouanga, pourrait tout remettre en cause.
En l’espace de cinq jours, la CCAS a été saisie deux fois par le camp Avicenne Nzikou. Dans l’arrêt relatif à la première requête de ce camp contre le CNOSC, afin de trancher la difficulté d’exécution de sa sentence du 13 octobre 2024, le juge du sport a renvoyé, jeudi 14 août, « le requérant à mieux se pourvoir ».

Me Ibouanga ne s’est pas fait prier. Sans hésiter, et avec vivacité, il a introduit une nouvelle requête vendredi 15 août. « La Commission électorale indépendante (CEI) de la FECOHAND a été mise en place en violation de la sentence du 13 octobre 2024. Et nous avons assigné le CNOSC, afin d’obtenir la suspension provisoire de la tenue de l’Assemblée générale élective prévue pour demain (NDLR : samedi 16 août). Ce, en attendant que le juge du fond statue sur tous les problèmes qui sont pendants, qui ne sont pas encore réglés au niveau de la CEI », a expliqué l’avocat.
Mais le CNOSC « informé, ne s’est pas présenté », a déploré Me Eric Ibouanga. Avant d’informer les journalistes présents que « les juges ont reporté l’affaire à demain matin (NDLR : samedi 16 août) pour respecter le principe du contradictoire, pour écouter toutes les parties sur les mérites de notre demande de suspension de cette AGE ». Selon le requérant, « le juge va se prononcer sur la nécessité de suspendre provisoirement l’Assemblée générale élective et va nous entendre sur le fond, les candidatures et le corps électoral, qui relève des prérogatives du juge de fond ».
« C’est une procédure d’extrême urgence, une procédure d’heure à heure. Le juge n’a pas d’heure, n’a pas de lieu pour prendre la mesure urgente. Il ne préjudicie pas aux intérêts des parties en présence », a précisé Me Eric Ibouanga. Affaire à suivre…
G.-S.M.







