Ainsi donc, c’est le 22 mars de l’année prochaine que nous sommes appelés à nous rendre aux urnes. L’élection présidentielle est actuellement le point de l’actualité qui focalise les énergies des partis politiques et qui centralise les commentaires de la rue. Le ministère de l’Intérieur a donc donné le chronogramme qui nous conduira vers le culminant de tous les efforts politiques d’un mandat. Désormais, il n’y a plus grand-chose à chercher à deviner.
Car, même les candidats autorisés à compétir sont presque tous connus. En tout cas, les principaux : des plus crédibles aux plus farfelus. C’est-à-dire ceux dont on sait d’avance, goût d’aventure ou inconscience frisant le goût du faire-valoir puisant dans le pire de nos habituelles combinazioni admises et toujours niées. Nous sommes le pays des élections à la régulière, mais aux résultats toujours contestés par une opposition qui ne tire aucune leçon du passé récent et qui nous ferait gagner du temps.
Des différents candidats, et surtout du candidat vers qui se tournent déjà tous les regards et s’adressent toutes les voix des partis de la majorité, c’est le silence de celui-là qui fait sens. Sera-t-il candidat ? Rien ne l’en empêche. Surtout pas la Constitution. Jusqu’ici, l’homme de la rue qui le donne volontiers candidat, quel que soit le temps qu’il mettra à l’affirmer, n’a pas trouvé de motifs pour le désavouer. «Timonier» ou «Patriarche», les partis de sa proximité politique le tiennent pour leur «candidat naturel». Il faudrait donc un miracle pour que le candidat de la majorité, le 22 mars de l’année prochaine, soit un autre que celui qui est à la tête du pays.
Le Congolais qui s’est habitué à la paix de cette décennie, ne donne pas trop l’impression de vouloir autre chose. Comme au Togo, en Côte d’Ivoire ou, surtout, au Cameroun. Nous nous acheminons vers un changement dans la continuité ; une suite sans vague pour le saut en douceur vers le mandat qui nous conduira dans la profondeur du 21è siècle.
Albert S. MIANZOUKOUTA
