Un atelier de validation du référentiel des normes de comptabilité générale applicables au secteur des administrations publiques s’est tenu du 16 au 20 septembres 2025, au centre international de conférences de Kintélé. L’objectif étant de munir le Congo d’un cadre comptable moderne, harmonisé et conforme aux standards internationaux et régionaux, qui garantisse la transparence, la fiabilité et la traçabilité des informations financières produites par l’État et ses démembrements.
Cet atelier qui fait suite à celui de décembre 2024 sur la validation du nouveau plan comptable de l’Etat, a été organisé par la direction générale des Comptes publics et du patrimoine avec l’appui de la Banque mondiale, à travers le Programme ‘’Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services’’, PAGIR.
C’est le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public Christian Yoka, qui a ouvert les travaux de l’atelier, en présence des membres du Gouvernement, des cadres des administrations publiques, parmi lesquels le directeur général des comptes publics et du patrimoine, Saturnin Ipodo-Nzingou. «L’exercice auquel vous allez vous prêter cette semaine procède de l’adhésion affirmée du Congo aux orientations stratégiques du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (PREF-CEMAC), notamment par l’opérationnalisation de la comptabilité, etc», a dit Christian Yoka.
Le référentiel dont la validation a regroupé une centaine de participants permettra d’harmoniser les pratiques, faciliter la reddition des comptes et améliorer la gestion budgétaire axée sur les résultats (GBAR). Le directeur général Saturnin Ipodo-Nzingou a vanté l’intérêt de ce document pour la bonne marche du pays. «C’est l’information financière qui conditionne la prise de décision. Vous entendez parler de l’information financière, il s’agit des comptes de l’Etat, mais aussi des collectivités locales, des établissements à caractère public administratif comme les hôpitaux généraux…Ce référentiel participe au renforcement de la transparence financière de l’Etat», a-t-il expliqué.
Ce document est essentiel. Il fiabilise et crédibilise la comptabilité publique; harmonise les pratiques avec les standards régionaux de la CEMAC et les standards internationaux; renforce la transparence et modernise la gestion des finances publiques. Tout autant, il renforce la confiance des citoyens, du Parlement et des partenaires au développement. Cette validation vient compléter les réformes déjà enclenchées, épargnant les administrations publiques de produire des informations financières fragmentées: un frein à la bonne gouvernance et la mobilisation des ressources.
A rappeler que pendant près d’une semaine, les cadres et agents issus de plusieurs administrations publiques ont planché sur les fondements et les objectifs de la réforme des finances publiques; le cadre conceptuel du référentiel des normes. Ils ont aussi revisité les différentes normes, entre autres, celles relatives aux états financiers individuels et consolidés; aux immobilisations incorporelles; aux immobilisations financières; aux composantes de la trésorerie; aux dettes financières; aux provisions pour risques et dettes non financières et aux produits fiscaux.
E.M.-O
