A travers les médias chauds et le site web de notre journal, tout le monde sait quelque chose désormais des péripéties du match AS Otohô-CR Belouizdad de la deuxième journée de la phase de poules de la Coupe de la Confédération, disputé samedi 29 novembre 2025 au Stade Président Massamba-Débat. Le représentant congolais s’est rassuré par une belle illustration d’efficacité offensive face aux Algériens (4-1). De bon augure pour la suite de la compétition.
Le résultat du représentant congolais face à un adversaire réputé coriace et en pleine compétition en Algérie, dans la phase de groupes (après l’entrée ratée de Polokwané, face à Stellenbosch FC d’Afrique du Sud) est encourageant pour le football congolais. Personne ne pouvait imaginer un tel scenario, mais le sport est ainsi fait. Les exemples de pied de nez à la logique sont légion. Dans un pays où les stades sont fermés pour une question d’humeur (et pas pour autre chose), l’AS Otohô pouvait redouter son manque de rythme après trois mois sans matchs de championnat. La reprise de la Ligue 1 avait été annoncée pour le 13 septembre dernier. On connait la suite.
Nombreux prédisaient donc plutôt des lendemains désenchantés à l’AS Otohô. Bien malin qui pouvait lui prédire ce début de parcours époustouflant sur la scène africaine. On pensait plutôt qu’il s’essoufflerait, après avoir passé les deux tours préliminaires. Finalement, il a su réagir même si les joueurs manquent encore de rythme.
Ce qui vient d’être fait est énorme, au regard de la paralysie totale des compétitions locales. Le vice-champion du Congo en titre semble transmettre le message selon lequel le football congolais n’est pas encore mort. Il reste du chemin à faire pour l’AS Otohô, mais il suffit apparemment de très peu de chose pour que ce football bascule dans la lumière. Et là, les autorités ne peuvent plus s’obstiner dans leur logique. Parce que les échéances continentales exigent une intense et sérieuse préparation. Qui passe par l’incontournable championnat qui forge les joueurs. Mieux, il est un moule. A-t-on imaginé un autre scenario pour rendre compétitifs des clubs au Congo (ou ailleurs)?
Pendant un peu plus d’un mois, les coupes africaines interclubs marqueront une pause. Elles reprendront le 25 janvier 2026. La réouverture des stades et la relance du championnat de Ligue 1 feront le bonheur de l’AS Otohô et, ipso facto, de tout le football congolais. Ne pas le faire serait amoindrir les chances de son représentant. Et donner la preuve que le sort du sport national importe peu; que seul l‘égo compte !
Franck SOUAPIBOU

