Organisée par la Direction générale de la stratégie et de la communication du ministère de l’Intérieur et de ka Décentralisation, le séminaire-atelier sur la communication institutionnelle pour les Forces de sécurité, ayant pour thème: ‘’La communication institutionnelle entre codes et libertés’’, couplé à l’organisation de la Journée du Livre avec pour thème:’’Chevaliers de la plume sous l’uniforme bleu’’, s’est déroulé le 16 septembre 2025 à l’auditorium du Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza à Brazzaville. C’était sous le patronage de Séraphin Ondélé, Préfet directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation. On y a également associé des experts de la communication et plusieurs invités.
Des enjeux, il en est ressorti, «à la croisée des chemins, la communication institutionnelle, pour les Forces de sécurité, est constamment confrontée au dilemme de la recherche d’un équilibre entre les obligations statutaires du devoir de réserve et la redevabilité démocratique d’une information publique libre, véridique et transparente. Elle doit permettre d’améliorer l’image publique des Forces de sécurité et de consolider le lien avec une population bien informée, confiante et actrice de la co-production de la sécurité».
Cette formation avait également pour but de performer l’audience et l’image publique des Forces de sécurité, aussi la transparence de ses actions qui touche souvent aux droits humains et aux libertés publiques. L’évènement a connu un second temps, marqué par le plébiscite des écrivains policiers et gendarmes sous le thème :’’Chevaliers de la plume, sous l’uniforme bleu’’. Séraphin Ondélé a salué cette initiative qui à coup sûr va apporter une plus-value aux personnels de leur département ministériel.
Le premier panel a été composé du Pr Bienvenu Boudimbou, enseignant d’université, écrivain, conseiller à la Présidence de la République et modérateur, de Joachim Mbanza, journaliste, membre sortant du conseil supérieur de la liberté de communication; de Carine Ibombo Oyoma, journaliste et secrétaire générale de la confédération générale du patronat du Congo; d’Alain Ndalla, expert des nouvelles technologies de l’information et de la communication au Congo; Stanislas Itoua Ikama, expert, journaliste au ministère de l’Intérieur.
Les échanges du premier panel ont tourné autour de quatre centres d’intérêt : ‘’Les contours du cadre juridique et éthique des métiers de l’information et de la communication’’, développé par Joachim Mbanza; ‘’Les pratiques médiatiques sur le terrain, en particulier au besoin des services d’une institution’’, par Carine Ibombo Oyoma; ‘’La communication numérique, avec le cortège d’interrogation, le cortège d’heure et de malheur qui accompagne son appropriation au cœur de la société’’, par Alain Ndalla et ‘’La pratique de la communication institutionnelle dans un corps de métier vertical et normé ou le silence et la réserve sont de mise’’, par Stanislas Itoua Ikama.
Evoquant les questions légales et éthiques de la communication au Congo, Joachim Mbanza a souligné qu’«elles sont constituées par des lois partant de la Constitution qui donne le principe fondamental de la liberté d’expression. Ce principe est contenu dans l’article 25 de la Constitution. Suivant le principe juridique qui dit que la Constitution c’est la loi fondamentale, il y a des lois subséquentes qui font le cadre juridique à commencer dans le secteur de la communication. Il existe aussi le code d’éthique et de déontologie des professionnels de l’information en matière de la communication, issue des assises de la presse congolaise, tenues du 25 au 28 octobre 2018 à Brazzaville. C’est le texte que tout communicateur devrait avoir dans sa poche. Enfin, il y a des textes réglementaires».
Cependant, l’organisation d’une cérémonie du Livre, a été une opportunité de faire connaître les écrivains policiers et gendarmes ainsi que leurs œuvres, de les promouvoir et de les encourager dans cet art qui s’ajoute aux contraintes de leurs obligations professionnelles. «Cette journée leur a été consacrée afin que l’histoire se souvienne d’eux aussi comme des héros dans l’ombre de la conscience collective», a affirmé le colonel-major Bellarmin Ndongui, Directeur général de la stratégie, de la coopération et de la communication du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Il s’agit du général Albert Ngoto; du colonell-major Michel Innocent Peya; et des officiers Charles Nkouanga; Roch Cyriaque Galebayi; Maurice Itous Ibara; Charles Peter Moukala Kinzounza; Athanase Moussoungou; Ruphin Sognele, qui ont tous été distingués, après la critique littéraire de leurs oeuvres dont le jury a été présidé par le Pr Ludovic Miyouna, ancien sénateur. (Nous y reviendrons).
A-.P.M.
