Les formations en auto-emploi et à l’apprentissage, mises en place dans le cadre du projet de protection sociale et d’inclusion productive des jeunes (PSIPJ), se déroulent normalement au centre d’éducation et de formation d’apprentissage (CEFA).

Actuellement, 175 jeunes suivent une formation de neuf mois dans sept domaines: maçonnerie, menuiserie, plomberie, froid, soudure, électricité bâtiment et peinture. Initiées en mai dernier par la ministre des Affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire, Irène Marie Cécile Mboukou-Kimbatsa Goma, ces formations s’inscrivent dans la mise en œuvre de la sous-composante 6.1 du projet. L’objectif est d’assurer à ces jeunes, à la fin de leur formation, une subvention de production pour qu’ils puissent devenir leurs propres patrons.
Des apprenants ont exprimé leur satisfaction: «Tout se passe bien, et cette formation nous aidera, nous les jeunes, qui avons eu la chance d’apprendre un métier», a déclaré l’un d’eux. «J’aime le bois. Lorsque l’on transforme un arbre en meubles, c’est magnifique. C’est ce qui m’a motivé à me concentrer sur la menuiserie», a ajouté une autre participante. Des ambitions émergent également: «Nous envisageons de créer un collectif de travailleurs dans le bâtiment et les travaux publics (BTP) afin d’aider ceux qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de ce projet».
Il est important de noter que le CEFA prépare les apprenants à l’auto-emploi ainsi qu’à l’emploi salarié. «Nous recevons de nombreuses demandes d’entreprises concernant les jeunes formés. La spécificité de cette formation repose sur une approche par compétence, c’est-à-dire moins de théorie et davantage de pratique sur le terrain», a expliqué Gaspard Openda, directeur du CEFA.
Enfin, le PSIPJ constitue un outil de mise en œuvre de l’axe 1 de la politique nationale de l’action sociale. Il vise à renforcer l’impact du PLRUC en élargissant l’accès aux filets sociaux et aux opportunités de revenus pour les jeunes et les femmes en situation de vulnérabilité, afin d’accroître leur résilience face aux chocs liés aux changements climatiques. En somme, l’inclusion productive au bénéfice des jeunes vulnérables dans le cadre du PSIPJ concerne l’appui à 45 000 jeunes.

KAUD

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