Une réunion d’organisations de la société civile sur ‘’un environnement favorable’’ a eu lieu le mercredi 27 août 2025 au siège de l’OCDH, à Brazzaville, à l’initiative de la Rencontre pour la paix et les droits de l’homme (RPDH). Cette rencontre d’ONG impliquées dans la défense des droits humains vise à renforcer la société civile, à promouvoir son rôle dans le développement et à assurer son autonomie et sa liberté d’action, a expliqué à La Semaine Africaine Franck Lorenz Loufoua-Bessi, responsable de programme à la RPDH.
*Dans quel contexte général s’est tenue votre réunion ?
**Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la poursuite des activités soutenues par le Système de l’Union européenne sur l’évaluation de l’environnement favorable de la société civile au Congo. C’est un projet conduit avec l’appui technique du consortium des organisations de l’Union européenne qui œuvrent en faveur du renforcement de l’environnement favorable aux organisations de la société civile dans les différents pays abritant les sections de Transparency international. Nous avons réalisé par le passé des activités qui nous ont conduit vers la constitution d’un réseau des organisations de la société civile ayant une expertise dans les domaines tels que les droits de l’homme, la gouvernance etc…. Celles-ci ont besoin d’une ouverture et de la sécurité pour pouvoir mener leurs activités sur un espace civique épanoui, notamment bénéficier d’un environnement favorable.
*Quels sont les principaux enseignements de cette réunion sur la situation de l’environnement démocratique au Congo ?
**L’environnement est marqué encore par de nombreux défis. C’est pourquoi nous menons ces évaluations périodiques pour pouvoir identifier les éléments qui vont nécessiter encore des efforts, surtout un appui de la part des autorités pour faciliter cet environnement de travail. Il s’est agi pour cette séance de travail pour justement mettre à jour la fiche d’évaluation de l’environnement favorable, parce qu’en début de cette année nous avions relevé un certain nombre de faits. Il s’est agi à nouveau de réunir le panel d’experts des organisations de la société civile pour discuter de la situation actuelle dans un contexte où nous nous rapprochons d’un scrutin électoral majeur.
*Quels sont les défis les plus urgents à relever pour garantir un environnement favorable ?
**Il y a encore des défis au niveau de certaines libertés, comme la liberté d’expression, la liberté de réunion, des manifestations, surtout à l’approche du scrutin présidentiel. Nous avons noté également quelques éléments de l’actualité qui ont attiré notre attention. La situation des droits de l’homme pose encore un certain nombre de problèmes. A ce niveau, des plaidoyers, des efforts doivent être faits en direction des autorités, pour une plus grande conformité à leurs engagements internationaux, en termes de respect des droits humains. Nous avons également identifié des défis au niveau des appuis financiers, avec le retrait de certains appuis comme l’aide américaine. Cet appui est déterminant dans le cadre de nos activités. Sa suppression réduit notre capacité de mobilisation et d’actions. Cette situation suscite de nouvelles réflexions.
*Que proposez-vous pour améliorer l’environnement démocratique ?
**Un certain nombre de réformes, des réformes juridiques: une plus grande ouverture des autorités, voire le dialogue avec les différentes parties prenantes pour s’assurer que nous allons sur la bonne voie. Le Congo dispose beaucoup de très bons textes. Le défi, c’est de pouvoir œuvrer pour que ces textes soient mis en application. Ces textes renforcent l’Etat de droit et la bonne gouvernance. La société civile doit maintenir la veille et la vigilance pour que le Gouvernement se conforme de plus en plus à ces différents textes.
Propos recueillis par
Philippe BANZ







