Très bientôt, les débats politiques de l’heure se porteront sur la révision des listes électorales. Depuis le 1er septembre, ces listes sont affichées devant les mairies et les citoyens sont invités à aller les consulter : pour corriger des erreurs éventuelles ou constater et signaler d’éventuels doublons, anomalies ou des cas de décès possibles. Avant que ces modifications fassent l’objet de nos âpres contestations de toujours, constatons que jusqu’ici le jeu reste ouvert. Et serein.
Jusqu’ici ne subsiste en effet que «l’incertitude» sur qui conduira la liste de la majorité et sur qui le fera pour l’opposition. Le suspens est insoutenable, au milieu des souhaits véhéments des partis et personnalités proches de la majorité, qui appelant à voter pour leur candidat naturel, et appelant celui-ci à briser le silence de l’attente. Dans la rue, ce suspense s’accompagne d’un clin d’œil entendu. Mais il faut quand-même jouer le jeu jusqu’au bout.
La classe politique entre peu à peu dans le soixantenaire de sa gestion du pouvoir. Les jeunes loups d’un camp ou de l’autre, marquent leur impatience et le font savoir. Mais le Président de la République, chef de la majorité, n’entend pas se départir de son rôle incontesté de Maître des horloges. Il semble ne rien brusquer, ni suivre les exemples des pays frères qui sont passés par les élections ou qui vont y passer.
Nous voyons s’égrener tout doucement les séquences qui nous rapprochent des élections de mars 2026. Et chacun, suivant son crédo, tourne les yeux vers le ciel pour que tout se passe bien. Pourvu qu’aucune impatience artificielle ne vienne bousculer des choses fixées dans le marbre.
Albert S. MIANZOUKOUTA
