Beaucoup de Congolais pensent que les autorités n’ont pas suffisamment informé l’opinion nationale et internationale à propos du nombre de victimes des événements de Mindouli et de Mayama. Sans doute s’attendaient-ils à une conférence de presse ou à un point de presse pour fixer l’opinion. Seuls les protagonistes ont cru lever un coin du voile sur ces affrontements, chacun faisant circuler des vidéos et des audios sur les réseaux sociaux. La culture de la rétention de l’information bat toujours son plein dans une démocratie congolaise grippée par le crépitement des armes. Comme s’il ne s’était rien passé, même s’il y a eu mort d’hommes. Parmi les victimes des accrochages de Mindouli, un homme «présenté comme un ninja par les éléments de la DGSP», dans une vidéo, serait plutôt un innocent selon sa famille qui l’a reconnu. Il habiterait Tchimbamba, un quartier de Pointe-Noire et se rendait à Brazzaville. Sa famille fait des pieds et des mains pour récupérer son corps.
