Dans le cadre des festivités tournantes de la Journée internationale de la femme initiées dans le département de la Lékoumou par la ministre Irène Marie Cécile Mboukou Kimbatsa Goma, la communauté urbaine de Zanaga a accueilli, les 18 et 19 mars 2026, «La Lékoumou au féminin». Les délégations sont venues commémorer cette journée aux côtés de la ministre, en présence du préfet Jean Christophe Tchicaya.
Célébrée cette année sous le thème «Histoire du 8 mars : droits, justice, action», la journée a été l’occasion de rassemblements et d’évaluations de la situation des femmes à travers le monde.
La Lékoumou au féminin s’est réunie à Zanaga pour marquer l’événement et porter le pagne en signe d’unité autour de Mme Mboukou Kimbatsa Goma.
La Journée internationale de la femme est le résultat des luttes féministes pour les droits des femmes. Les manifestations officielles ont mis l’accent sur des activités sportives, notamment le tournoi interdistricts de Nzango, remporté par l’équipe Zanaga 1 face à Zanaga 2, ainsi que sur une marche pour la santé et une conférence débat organisée dans la salle «Espace Moukassa».
Cette conférence visait à sensibiliser les femmes à leur rôle dans la construction d’une société cohérente; trois intervenants y ont abordé la santé sexuelle, les droits des femmes (en particulier ceux des jeunes filles) et le plébiscite du président Denis Sassou Nguesso à l’élection présidentielle du 15 mars 2026.
Huit équipes féminines de Nzango ont pris part au tournoi, notamment celles de Mayéyé, Bambama, Komono, Zanaga et Sibiti. La ministre a salué les talents de chacune et l’ambiance festive. «Vous devez être fières. Vous avez demandé à monsieur le Président de la République, le 22 mars, de se porter candidat. Il nous a écoutées. Toutes les femmes de la Lékoumou ont travaillé d’arrache pied pour que notre candidat soit élu», a déclaré Mme Mboukou Kimbatsa Goma.
Pour la ministre, cette célébration en différé du 8 mars s’est conjuguée à la victoire du président Denis Sassou Nguesso, plébiscité avec 94,82 %. Elle a par ailleurs offert un groupe électrogène de 220 kVA pour l’électrification de Zanaga.
La mairesse de Zanaga a remercié la ministre pour cet engagement constant envers les populations de la communauté urbaine et pour la dotation du groupe électrogène.
Elle a rappelé que la commémoration du 8 mars met cette année l’accent sur l’égalité réelle, la lutte contre les violences et la représentation des femmes, en précisant que 64% des droits juridiques sont aujourd’hui acquis par rapport aux hommes. «L’urgence est d’agir pour combler les inégalités persistantes», a t elle souligné.
Mme Murielle Miénahata a annoncé l’attribution de kits scolaires aux dix meilleures élèves du primaire et aux cinq meilleures au BEPC (session 2026) à Zanaga. Elle a rappelé le rôle fondamental de la femme dans la société: «La femme est conscience, observation et moteur du changement; elle n’est pas un simple complément de la pensée masculine, mais une proposition indépendante et active».
Origines historiques
Cette journée, d’origine ouvrière, puise ses racines dans les luttes du XXe siècle en Europe et aux États Unis pour de meilleures conditions de travail et le droit de vote. Clara Zetkin a formalisé l’idée en 1910, et les manifestations des ouvrières russes de 1917 ont consacré le 8 mars comme symbole de la lutte féministe. Officialisée par l’ONU en 1977, la journée a ensuite été progressivement adoptée en Afrique, soutenue par les mouvements de libération et les organisations féminines.
Cyr Armel YABBAT-NGO







