Depuis le 23 mars et jusqu’au 27 mars 2026 à Pointe-Noire, se tient une formation dédiée aux techniques de prélèvement, transport et conservation des échantillons, un levier essentiel pour améliorer la qualité du diagnostic et renforcer la réponse aux maladies prioritaires dans une approche intégrée One Health.

Dans un contexte marqué par la nécessité de consolider le système de santé aux autres secteurs, notamment l’élevage et l’environnement, la République du Congo poursuit ses efforts pour améliorer la chaîne de diagnostic biologique. À Pointe-Noire, cette session de formation continue, en cours, mobilise des acteurs clés autour d’un enjeu critique : garantir la qualité, la traçabilité et la sécurité des échantillons, depuis leur prélèvement jusqu’à leur analyse en laboratoire. Cette formation ne concerne pas seulement les acteurs de la santé humaine mais aussi ceux de la santé animale et de l’environnement (approche une seule santé/One Health).
Portée par la Direction des Technologies de la Santé (DTS) du Ministère de la Santé et de la Population, en collaboration avec Catholic Relief Services (CRS), cette initiative s’inscrit dans le cadre de la subvention GC7 du Fonds mondial. Elle répond à des défis structurels persistants, notamment un système de transport des échantillons encore insuffisamment opérationnel, des ressources humaines limitées et un besoin de standardisation des pratiques de laboratoire à l’échelle nationale.
Au cœur de la formation : le renforcement des compétences techniques des professionnels des 3 secteurs suscités. Les participants approfondissent les bonnes pratiques de prélèvement, l’utilisation d’outils adaptés pour le transport sécurisé des échantillons, ainsi que les exigences de biosécurité et de traçabilité. L’objectif est clair : améliorer la fiabilité des diagnostics et garantir des résultats exploitables pour une prise de décision rapide et éclairée.
Au-delà des aspects techniques, cette initiative s’inscrit pleinement dans l’opérationnalisation de l’approche One Health, qui reconnaît l’interdépendance entre la santé humaine, animale et environnementale. En réunissant des acteurs issus de différents secteurs, la formation contribue à une surveillance plus intégrée des pathologies prioritaires et renforce la capacité du pays à détecter précocement les menaces sanitaires et à y répondre de manière coordonnée.
Les retombées attendues sont concrètes pour les populations: amélioration de la rapidité de détection des maladies, renforcement de la qualité des soins grâce à des diagnostics plus fiables, et meilleure capacité à contenir les épidémies. En consolidant le système d’envoi et de transport des échantillons, cette intervention contribue directement à la mise en place d’un système de laboratoires plus performant et résilient.
À travers son rôle de sous-récipiendaire principal dans la mise en œuvre de la subvention GC7 pour le paludisme et le renforcement du système de santé, CRS apporte une contribution structurante à ces avancées. En appui aux autorités sanitaires, l’organisation accompagne le développement des capacités nationales, favorise l’intégration des approches et renforce durablement les fondations du système de santé congolais. Une dynamique essentielle pour mieux prévenir, détecter et répondre aux défis sanitaires actuels et futurs.

L’équipe de rédaction
de CRS.

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