Le scrutin du 15 mars relatif à l’élection présidentielle a été suivi par des observateurs nationaux et internationaux, qui ont tous exprimé leur satisfaction quant au déroulement global du vote, malgré une faible affluence. Ils ont constaté que le scrutin s’est tenu dans un climat apaisé, sans incidents majeurs ni violences.

La Coordination nationale de l’observation des élections, sous la supervision du commissaire général du Comité de suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, Marius Mouambenga, a, dans son rapport, fait état d’un bon déroulement de l’élection sur l’ensemble du territoire national.
Si la participation des électeurs est restée modérée en matinée, elle s’est intensifiée en fin de journée dans les grandes villes, le tout dans le respect du secret du vote. Les observateurs ont toutefois regretté l’absence de délégués de certains candidats dans plusieurs centres et bureaux de vote.
La coordination a formulé plusieurs pistes d’amélioration: la réforme du système de production et de distribution de la carte d’électeur; le renforcement continu des capacités de tous les membres des bureaux de vote; et une tenue plus rigoureuse des listes électorales. Elle recommande également de mettre à disposition, en temps utile, les moyens financiers et matériels nécessaires aux observateurs nationaux pour leur permettre d’accomplir efficacement leurs missions.
Le chef de la mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Philemon Young, a félicité le président Denis Sassou Nguesso pour sa large victoire, annoncée à 94,82 % des voix. «Nous avons observé et accompli notre mission dans de bonnes conditions. Tout s’est bien déroulé», a t il déclaré. Il a estimé que ce scrutin pourrait servir d’exemple pour d’autres pays du continent et a réaffirmé l’engagement de la CEEAC à accompagner les États membres dans le renforcement des processus démocratiques, en veillant à la transparence et à l’apaisement des scrutins.
La mission de l’ONG internationale Afrique Espérance, conduite par Oyéoussi Charles Balogun, s’est dite satisfaite des progrès observés dans la préparation de l’élection. Elle a néanmoins relevé la particularité congolaise du vote par anticipation des éléments des forces publiques, notant que ceux ci ont voté dans l’ordre, la discipline et le respect des lois en vigueur.
L’ONG a attiré l’attention sur deux points préoccupants: la baisse du taux de participation par rapport à la présidentielle de 2021, et la faible représentativité des femmes parmi les candidates à la présidence. Elle appelle la Commission nationale électorale indépendante et la société civile à amplifier la sensibilisation citoyenne en vue des échéances de 2027 et encourage les femmes à s’engager davantage dans la vie politique.
Pour Mohamed Beavogui, chef de la mission d’observation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le personnel électoral a fait preuve d’un engagement notable. Il a salué leur capacité à résoudre les problèmes logistiques et leur accueil des électeurs et des observateurs. Conformément à la Déclaration de Bamako de 2000, la mission visait à accompagner le Congo afin de vérifier la conformité du processus aux standards de l’espace francophone. Le chef de mission s’est dit «très satisfait» de l’implication des acteurs congolais pour renforcer la démocratie et a indiqué que les leçons tirées seraient utiles non seulement au Congo, mais aussi aux autres États membres de l’OIF.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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