La lutte contre la criminalité faunique se poursuit au Congo. En cette année 2025, neuf présumés trafiquants de produits de faune ont été interpellés et jugés de janvier à juillet 2025, cinq ont été condamnés à la prison ferme après procès, trois avec sursis et un relâché. Des réseaux de trafiquants d’espèces protégées ont été également démantelés, peut-on lire dans le rapport à mi-parcours du Projet d’appui à l’application de la loi sur la faune sauvage (Palf) publié le 29 juillet dernier. Ce, conformément à la loi n°37-2008 du 28 novembre 2008 portant sur la faune et les aires protégées en République du Congo.
Ces trafiquants ont été arrêtés pour flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation des trophées d’espèces animalières intégralement protégées, par des gendarmes et les éco-gardes du ministère des Eaux et forêts, avec l’assistance technique et l’appui du PALF, lors d’opérations menées dans différentes localités du pays: Dolisie, dans le département du Niari; Owando, dans le département de la Cuvette, et Impfondo dans le département de la Likouala.

La grande quantité des produits fauniques saisie courant cette période, lors des interpellations, était composée de peaux de panthère, d’écailles de pangolin géant et de défenses d’éléphant.
La République du Congo, consciente du danger de la diminution de certaines espèces animales protégées sur son sol, reste vigilante et sanctionne avec rigueur tous les contrevenants à la loi sur la protection de la faune sauvage.
La lutte contre la délinquance faunique a bénéficié aussi de l’accompagnement des médias locaux qui jouent un rôle important dans la sensibilisation de la population congolaise. Plusieurs articles ont été publiés en vue de dissuader les personnes qui oseraient se lancer dans ce trafic prohibé par la loi.
V. M.







