Le taux de participation, un des enjeux de la présidentielle des 12 et 15 mars 2026 au Congo, fait débat après l’annonce de résultats provisoires. Le ministère de l’Intérieur parle d’un taux estimé à 84,65%. La majorité présidentielle s’en félicite. Mais la plupart des observateurs ne sont pas de cet avis. Analystes, politologues et journalistes s’en sont mêlés, contestant ce chiffre. Ainsi, par exemple, selon notre confrère Fortunat Ngouolali de Tsieleka Media, «la crédibilité de ce taux de participation et de ce score est difficile à établir, d’un point de vue scientifique comme démocratique». Face à ces données provisoires, le politologue Blanc Constant Ebara, sceptique, dit être «tenté de parler des élites faussaires (allusion à ceux qui ont tenu les manettes de l’organisation), qui ont bricolé les résultats pour donner une légitimité confortable au candidat sortant pour qui l’ennemi redouté était le taux d’abstention». Des observateurs de la société civile contestent aussi ce chiffre le qualifiant «d’irréaliste». Ils s’attendaient à une faible participation, en tout cas bien inférieure à celle de 2016 ou de 2021.

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