L’humanité célèbre le 29 octobre de chaque année la Journée mondiale contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Le but de cette journée est de sensibiliser le public à l’urgence de cette maladie, de promouvoir la prévention, d’informer sur les signes d’alerte et de rappeler qu’une action rapide est essentielle pour limiter les séquelles. La Journée vise également à améliorer les soins et le soutien pour les survivants.
L’accident vasculaire cérébral (AVC), deuxième cause de décès dans le monde et première cause de handicap acquis chez l’adulte, est une urgence médicale causée par une interruption de l’apport sanguin au cerveau, soit par un blocage (AVC ischémique, le plus fréquent) soit par une rupture de vaisseau (AVC hémorragique).
Les signes principaux sont l’apparition soudaine de symptômes comme un déficit moteur, une perte de parole ou un trouble visuel. La prise en charge rapide est cruciale pour limiter les dommages et réduire les séquelles potentielles.
Le Pr en neurologie Paul Macaire Ossou Nguié, évoluant au Centre hospitalier et universitaire (CHU)-Brazzaville, a rappelé que : la prévention est le premier moyen de lutte contre les AVC, parce que mieux vaut prévenir que guérir. «La prévention primaire des AVC c’est d’agir sur les facteurs de risque qui favorisent leur survenue : l’hypertension artérielle, le diabète, l’obésité, l’alcool, la prise de pilule chez les femmes, etc. Pour cette année, je mets un accent sur le principal facteur de risque vasculaire qui est l’hypertension artérielle. Un Congolais sur trois souffre de l’hypertension artérielle (HA). Malheureusement dans cette étude, on réalise qu’il n’y a que 7% de ces sujets, souffrant de l’HA, sont équilibrés, ça veut dire que nous avons à peu près 93% des sujets qui, soit ne savent pas qu’ils souffrent de l’hypertension, soit ils en souffrent, mais ne prennent pas leur traitement, … ces 93% courent le risque de faire un AVC. Les études ont montré qu’il s’agit d’essayer d’équilibrer la pression artérielle pour qu’au bout de cinq ans, nous réduisions de près de 60%, le risque de faire un AVC de manière générale, et de 80% le risque de faire un AVC hémorragique», a dit le Pr Ossou Nguie. Prenant donc soin de nous, afin d’éviter le pire.
G.N.







