Le Comité de coordination nationale (CCN) des projets financés par le Fonds mondial au Congo a tenu, le mercredi 29 janvier 2026 à Brazzaville, une assemblée générale élective marquant une étape importante dans la réorganisation de son fonctionnement. Cette rencontre visait à corriger les dysfonctionnements antérieurs, à appliquer un nouveau règlement intérieur et à procéder à l’élection légale de ses dirigeants.
À l’issue du scrutin, Mme Valérie Esmo Maba Moukassa a été réélue présidente du CCN. Elle sera assistée par M. Eddy Clotaire Oniangué, élu vice-président. Cette nouvelle mandature s’ouvre dans un contexte marqué à la fois par des enjeux sanitaires majeurs et par des engagements renouvelés de l’État congolais envers ses partenaires techniques et financiers.
Représentant le ministre de la Santé et de la population, le directeur de cabinet a salué la tenue de cette session et rappelé que cette mandature débute à un moment stratégique pour le pays. Il a mis en avant les défis liés au huitième cycle de financement du Fonds mondial, consacré à la lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Il a également attiré l’attention sur la période électorale à venir, appelant à une vigilance accrue afin d’éviter tout relâchement des mesures de prévention et de réponse sanitaires.
Le représentant du ministère a par ailleurs souligné que le PNDS 2023-2026, docum ent de référence de la politique nationale de santé, arrive à son terme. À cet effet, il a invité les acteurs du secteur à s’engager dès à présent dans l’élaboration du prochain plan stratégique, en tenant compte des objectifs de l’Agenda 2030 et des indicateurs de morbidité et de mortalité encore préoccupants dans le pays. Il a également insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse, transparente et responsable des financements, conformément aux exigences du budget-programme adopté par le gouvernement.
Prenant la parole, la présidente réélue du CCN a reconnu les difficultés rencontrées au cours de la précédente mandature, tout en mettant en avant les progrès récents. Elle a notamment indiqué que l’État congolais a procédé au paiement de 4,190 milliards de FCFA, contribuant à lever un obstacle majeur dans le partenariat avec le Fonds mondial et à répondre aux besoins des populations vulnérables.
Pour Mme Maba Moukassa, ce signal fort de l’État impose désormais une responsabilité collective. Elle a appelé l’ensemble des acteurs institutions, partenaires, organisations communautaires et populations bénéficiaires à veiller à une utilisation efficace et transparente des ressources. Selon elle, c’est à ce prix que la nouvelle mandature du CCN pourra produire des résultats concrets et durables dans la lutte contre les grandes endémies.
Darchevie KETTE BONAZEBI (Stagiaire)







