Dans une interview accordée à La Semaine Africaine, le 11 mars à Brazzaville, le fondateur de Marc PELA (MK), Dieudonné Kaylou a dénoncé les difficultés de vivre de la sculpture et de visibilité des œuvres d’art à Brazzaville. Au cours de cet échange, il a évoqué le manque de soutien institutionnel et de débouchés commerciaux qui les obligent à cumuler les petits boulots pour survivre.

Marc PELA (MK), est un atelier polyvalent situé sur les rails (rue Mbochis) qui exerce dans le domaine de la sculpture du bronze et de la pierre taillée. Il est né sous un arbre de badamier d’un père appelé «Fils», artiste plasticien. MK comme son nom l’indique se voit ainsi devenir l’un des canaux par lequel les congolais pourront réaliser leurs rêves grâce à la culture artistique. Brazzaville, la capitale de la république du Congo, abrite une communauté d’artistes sculpteurs talentueux qui lient leur créativité à la richesse culturelle du pays. Cependant, leur quotidien est marqué par de nombreux défis qui mettent à l’épreuve leu passion pour l’art.
Les sculpteurs de Brazzaville font face à une précarité financière qui les empêche de vivre décemment de leur art. Les ateliers de sculpture sont souvent rudimentaires et manquent de matériels de base. Les artistes doivent parfois utiliser des outils de fortune pour créer leurs œuvres. Malgré cela, ils parviennent à produire des pièces remarquables qui reflètent l’identité culturelle congolaise. Des associations et des galeries d’art locales tentent de soutenir les sculpteurs en organisant des expositions et des formations. Ces initiatives visent à promouvoir l’art congolais et à aider les artistes à vivre de leur passion.
Le fondateur de Marc PELA regrette le manque de reconnaissance de leur travail. Peu d’exposition et de galeries d’art sont dédiées à la sculpture, ce qui limite la visibilité de leurs œuvres et demande que les autorités rendent visible le fruit de leur travail tout en les aidant financièrement, et à réhabiliter leurs ateliers afin de former les jeunes dans le domaine de la sculpture et à réduire le taux de chômage à Brazzaville.

Noémie OSSALE ONDOUMA (Stagiaire)

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