A l’heure des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et de la prolifération des médias sociaux, il est indispensable de vérifier la véracité des contenus publiables. Cela paraît donc nécessaire pour les professionnels de l’information de se munir des outils et méthodes de vérification de la qualité des données avant leur diffusion, pour maintenir un environnement numérique sain.
Pour accompagner les professionnels de la presse congolaise dans cette démarche de vérification des faits avant toute publication en ligne, le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), en partenariat avec l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (ARPCE), a organisé une session de formation le 9 mars 2026 à Brazzaville. Cette formation a été animée par des experts des plateformes numériques Méta et TikTok et des fact-checkers qui ont édifié l’assistance sur l’usage des outils de vérification des informations postées sur les réseaux sociaux ou celles générées par l’intelligence artificielle (IA).
Esdras Tsongo, spécialiste en vérification, a articulé sa communication sur comment et pourquoi vérifier les informations. «La vérification des faits est un processus rigoureux qui consiste a examiné, analysé et confirmé l’exactitude de l’information avant sa diffusion. Elle se repose sur un ensemble de techniques et de méthodes permettant de s’assurer de la véracité des déclarations, des images, des vidéos et des données. La vérification garantie une information fiable, exacte et responsable», a-t-il souligné.
Pour le conférencier, la veille informationnelle a pour objectif d’éliminer les contenus problématiques susceptibles de manipuler l’opinion. A propos, il a mis à la disposition des participants des outils dont le ‘’talk walker ’’.Cet outil aide à faire le monitoring sur les réseaux sociaux à partir des mots clés. Il a exhorté les journalistes à créer des comptes Talk walker sur Google. «Quand vous avez un compte talk walker.com, vous avez la possibilité de recevoir des alertes selon votre gré. Cela vous permet d’avoir un contenu filtré. Je vous recommande d’avoir des comptes talk walker, surtout pour des journalistes qui traitent les informations internationales pour alimenter vos rédactions», a-t-il fait savoir.
Esdras Tsongo a évoqué quelques méthodes qui permettent de confirmer l’exactitude des informations partagées sur les réseaux sociaux, en l’occurrence le fact checking. Cette méthode journalistique, a-t-il rappelé, consiste à vérifier les informations. Il a invité les professionnels de la communication à insérer une rubrique fact-checking dans leurs rédactions. Tout cela pour éviter la désinformation, car elle peut-être à l’origine de plusieurs conséquences: médicale, sécuritaire, etc.
Aussi, la vérification des informations permet d’éviter la propagande, garantir les informations diffusées ou maintenir la confiance du public vis-à-vis du média, d’où l’invite à la vigilance des professionnels de l’information.
Les participants, satisfaits de ces connaissances, ont promis de les mettre en pratique pour bien exercer leur métier de journaliste.
E.M.-O.






