A Brazzaville comme à Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du Congo, des bus continuent de racketter leurs passagers et de rallonger le temps de transports, sous l’œil impuissant de l’Etat. Pour se rendre chaque jour à son lieu de travail, au centre-ville par exemple, le fonctionnaire ou l’agent du secteur privé est obligé de payer 200 ou 250 francs CFA. En réalité, pour faire le trajet de Kintélé, dans le nord de la capitale, ou de Nganga Lingolo, dans le sud, il lui en coûte 600 francs CFA. Sur d’autres itinéraires, lorsque le parcours n’est pas fractionné, les voyageurs doivent s’acquitter de 200 francs CFA au lieu des 150 francs réglementaires. Il n’y pas de discussion possible. Ceux qui ne veulent pas payer les 50 francs supplémentaires ne montent pas à bord du bus. L’Etat semble ne pas se soucier de cette situation, alors que la colère gronde.

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