Le football congolais n’a pas encore fini de panser ses plaies, que le handball semble prêt à durer à son tour dans la zone de turbulences. Les signaux sont inquiétants.
La semaine passée, la dynamique ‘‘Le réveil du handball congolais’’ a été obligée de délocaliser son tournoi de gala au stade Avenir du rail, à Ouenzé. Car elle a été interdite d’organiser ses activités au Centre sportif et universitaire de Makélékélé, à Brazzaville. La décision a été prise par la ministre de l’Enseignement supérieur à la demande de son collègue des Sports. «Il m’a été donné de constater que plusieurs associations sportives nationales sous le coup des sanctions de leurs fédérations sportives respectives organisent des activités sportives dans les infrastructures sportives situées dans les établissements placés sous votre tutelle, en violation totale des dispositions de la loi. C’est le cas de la dynamique ‘’Le réveil du handball congolais qui organise avec des clubs interdits d’activités pour une durée de deux ans par la Fédération congolaise de handball, des compétitions sportives à l’ISEPS. Afin de mettre fin à ces désordres, je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez prendre pour instruire vos services habilités d’exiger des requérants, les autorisations délivrées par les fédérations sportives concernées», lui avait écrit le patron du sport congolais.
Cette décision pourrait, si l’on en croit les responsables de ce regroupement de clubs, prolonger la crise qui secoue le handball national. «Le plus grave: la communication faîte par le ministre des Sports au Conseil des ministres, parlant des ‘’désordres qui perdurent en marge de la Fédération de handball’’. Alors que le désordre est parti de l’Assemblée générale élective organisée à la hussarde, en ignorant et la circulaire ministérielle relative à l’organisation des assemblées générales des fédérations, et les sentences de la Chambre de conciliation et d’arbitrage du sport, institution reconnue pourtant par la loi», confie un responsable.
L’assemblée ayant porté à la tête du handball l’équipe fédérale actuelle fut émaillée de grosses irrégularités. Sa première décision a été de se soustraire à la juridiction sportive du pays, sans que la tutelle y trouve à redire.
Après le football, le Congo peut-il se permettre un autre naufrage sportif? Peut-il accepter que chaque discipline suive le même scenario? Nombre d’amoureux du jeu à sept invitent les autorités habilitées à prêter une oreille attentive aux aspirations des acteurs de la dynamique ‘‘Le réveil du handball congolais’’ qui, affirment-ils, «s’investissent corps et âme pour revitaliser ce sport» et rappeler à toutes les parties, y compris la FECOHAND, le respect de la loi. Sinon, craignent-ils, «le handball ne sera pas une surprise. Il sera simplement la prochaine bombe à retardement d’un système qui refuse d’être impartial».
F.S.






