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ANNIVERSAIRE : Les Enfants de chœur de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï ont célébré leur 50e anniversaire

ANNIVERSAIRE : Les Enfants de chœur de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï ont célébré  leur 50e anniversaire

Prévu en décembre 2021, le 50e anniversaire du groupe des Enfants de chœur a été célébré le dimanche 8 mai 2022, 4e dimanche de Pâques, dimanche du Bon pasteur. Puisque porté sur les fonts baptismaux le 28 décembre 1971 par le père Jean-Marie Grivaz, d’illustre mémoire. L’eucharistie était présidée par Mgr Urbain Ngassongo, évêque de Gamboma et de la Province ecclésiastique du Centre (PEC), vice-président de la Conférence épiscopale du Congo (CEC), ancien Enfant de chœur de cette paroisse.

Autour de l’évêque, il y avait, les abbés Alexis Tobangui, curé de la paroisse, Garry Tisset Nkouéri-Mpio, vicaire à la paroisse Saint Michel de Ngangouoni et Evrard Okoko Bahengué, vicaire à la paroisse Saint Jean-Marie Vianney de Mouleké, tous deux anciens Enfants de chœur de cette paroisse. Cette messe de 11 heures, à laquelle avaient pris part les délégués des paroisses Saint Augustin de la Tsiemé, Saint Louis Marie Grignon de Montfort de Mikalou, Sainte-Anne de Poto-Poto et de M. Jean-Claude Mayela, vice-président du comité d’organisation du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes du Congo, a été marquée par la cérémonie de promesses de cinquante nouveaux aspirants, ainsi que d’anciens, élevés aux grades de céroféraires, acolytes et thuriféraires. La messe a été animée par la chorale Echo du désert.

Les nouveaux servants

Dans son homélie, Mgr Urbain Ngassongo a indiqué que le Bon Pasteur est celui qui donne sa vie pour ses brebis. «Il nous faut démasquer les brebis mercenaires et les prédateurs. La jalousie et la haine détruisent la vie communautaire. Les parents ont intérêt à inciter leurs enfants à la vie religieuse et sacerdotale, ainsi qu’aux mariages religieux. Les Enfants de chœur bébés noirs, américains, arabes n’ont pas leurs places dans l’Eglise de Dieu. Un vrai Enfant de chœur, c’est celui qui aime les études, écoutent les parents et obéit aux responsables de la paroisse», a souligné l’évêque de Gamboma.
Avant la bénédiction finale, Pascal Biozi Kiminou, un des anciens servants de messe depuis la création de ce groupe, en a lu l’historique. «L’histoire du Groupe des Enfants de chœur de la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï commence le dimanche 28 décembre 1971. Ce jour-là, après la messe de 6h 20, l’unique de l’époque, le père Jean-Marie Grivaz, alors curé de la paroisse demande aux Enfants de chœur commis au service liturgique de l’autel lors de la messe de bénédiction solennelle de l’église Saint Jean-Baptiste célébrée sous une pluie battante le mercredi 24 novembre 1971 par l’abbé Louis Badila, vicaire général de Brazzaville, de regagner chacun sa paroisse d’origine pour ne retenir que ceux résidents le quartier Talangaï pour faire partie des acteurs liturgiques de cette nouvelle paroisse. Huit jeunes recensés commencent le groupe des Enfants de chœur: Jean Nguia, Paul Kanza, Paul Lendongo, Jean Mpe, Ferdinand Misère, Nicolas Nganga, Bernard Gofanga, Lambert Yoka.

Les représentants d’autres paroisses

Les premiers sacrements de baptême et de première communion administrés les 25 et 26 mars 1972, à quelques catéchumènes venant de la Tsiemé et de Ouenzé, mais résidents Talangaï, ont pu grossir l’effectif du Groupe. Ces nouveaux chrétiens ont subi une formation liturgique accélérée, sanctionnée par une messe de prise d’aubes. Le nombre des Enfants de chœur s’est accentué à partir de 1975, à l’issue des cérémonies de baptême et de première communion qui ont regroupé près de 200 catéchumènes. Il faut dire que les cérémonies de prise et de remise d’aubes ont pour source la paroisse Saint Jean-Baptiste de Talangaï, grâce à Jean Nguia, liturgiste de formation qui en a été l’initiateur. C’est lui qui a formé la plupart des lecteurs et commentateurs de cette paroisse et s’occupait des affiches liturgiques, des annonces au tableau muraille.
Même la danse sacrée ou procession rythmée appelée «Mime» pendant la procession des offrandes ou à la procession d’entrée est son œuvre, malgré la farouche opposition du père Jean-Marie Grivaz. «La danse sacrée ou mime servant aux offrandes initiée dans les années 75 était une exclusivité des Enfants de chœur, avant que les Elisa n’en soient spécialisées à partir de 1988. L’on se souviendra des travaux d’adduction d’eau dans la paroisse réalisés par les Enfants de chœur aux côtés des agents de la Société nationale de distribution d’eau (SNDE), aujourd’hui LCDE La Congolaise des Eaux. Cette commémoration des cinquante ans, devrait plus ranimer la conscience chrétienne de la génération actuelle des Enfants de chœur, afin que naisse un groupe nouveau qui éduque, transforme, affermit l’espérance et unit les frères. Un Enfant de chœur doit exercer ses fonctions d’aspirants, de céroféraires, d’acolytes, de thuriféraires, de cérémoniaires et de grand clerc. Soyez fidèles à vous acquitter exemplairement des fonctions liturgiques qui vous sont confiées et soyez attentifs à la voix du Christ s’il daigne vous appeler à le suivre de plus près. Etre Enfant de chœur ne signifie pas seulement revêtir l’aube et servir la messe, c’est une mission que Jésus te confie, celle d’Apôtre, près du Tabernacle, près de Jésus-Hostie. En servant à l’autel, tu donnes le bon exemple aux chrétiens qui te voient au chœur, tu es le serviteur de Dieu, de son amour pour les hommes, capable de rayonner auprès de tes frères et goûter aux quatre vertus cardinales: piété, pureté, courage, service. Notre plus grand bonheur, restons toujours unis».

Pascal BIOZI KIMINOU

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Editorial

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