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BRESIL : La capitale Brasilia a effleuré une insurrection

BRESIL : La capitale Brasilia a  effleuré une insurrection

Le président Lula a réuni à Brasilia les principaux chefs des pouvoirs législatif et judiciaire, dans une démonstration d’unité de la République. Au moins 1 500 militants d’extrême droite ont été arrêtés.

La capitale du Brésil était au bord du chaos, le 9 janvier 2023. La place des Trois-Pouvoirs, porte encore les stigmates des affrontements qui ont suivi la victoire de Lula, et qui ont vu des milliers de militants d’extrême droite mettre à sac les institutions de la République, le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême. Vitres fracassées, fauteuils éventrés, murs tagués, tas de papiers mouillé, etc. Sous le ciel nuageux, il règne un troublant silence, à peine brisé par le va-et-vient des équipes de nettoyage. Armées de balais, ces dernières s’affairent. Les débris sont jetés dans de grandes poubelles. Des chaises de bureau sont repêchées jusque dans les bassins du Congrès.
Dans la ville, c’est une impression de désolation qui se dégage. A l’entrée du Planalto, les portraits des trente-neuf présidents du Brésil ont été déchirés et brisés au sol à l’exception d’un seul, celui de Jair Bolsonaro. Mais après la sidération est vite venue la répression. Dans la nuit de dimanche à lundi, le juge Alexandre de Moraes, membre du Tribunal suprême fédéral et bête noire des bolsonaristes, a ordonné «la dissolution totale» sous vingt-quatre heures des campements d’extrême droite installés dans la capitale. Le magistrat a également sommé les hôtels de Brasilia de fournir les noms de leurs clients, et appelé la police à utiliser les caméras de surveillance et les réseaux sociaux pour traquer les putschistes.
Les généraux, longtemps passifs n’ont eu d’autre choix que d’obtempérer. Dans la matinée du 9 janvier, soldats et policiers ont encerclé le campement situé face au quartier général de l’armée. Réveillés au mégaphone, les «soldats» de Bolsonaro ont vite rendu les armes. La plupart étaient prudemment partis la veille, fuyant la capitale, parfois par bus. Les militaires ont pu tranquillement retirer les tentes.

A.P MASSAMBA

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Editorial

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