Festin culturel, historique et intellectuel, le Colloque international intitulé ‘’Sur la route de l’histoire’’ se tient du 9 au 11 septembre 2025 au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, à Brazzaville. La cérémonie d’ouverture a eu lieu, le 9 septembre, en présence de Lis Pascal Moussodji, directeur de cabinet de la ministre en charge de l’Industrie culturelle; de Belinda Ayessa, marraine du colloque et directrice générale du Mémorial, et des représentants de la Cour royale. Il s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 145e anniversaire de la signature du traité entre l’explorateur franco-italien Pierre Savorgnan De Brazza et le roi Makoko (Iloo 1er). Durant trois jours, les participants vont être sensibilisés davantage sur l’histoire du Royaume Téké, mais également sur celle de Pierre Savorgnan De Brazza. De même, ils auront droit à des thématiques variées.
Dans la série des allocutions prononcées, notamment celles de Pascal Moussodji, directeur de cabinet de la ministre en charge de l’Industrie culturelle, de Michel Ganari, Roi du Royaume téké, dans l’ensemble, ils ont salué la tenue de ce colloque international, dont ils ont souhaité un aboutissement heureux des travaux, avec des résultats probants. Pour la reine Eugénie Mouayini Opou, coordonnatrice du comité d’organisation du colloque, ‘’célébrer la date du 10 septembre 1880 signifie reconnaître les racines communes et transformer la mémoire en un instrument de la cohésion sociale car cet évènement nous confère le pouvoir de briser les tabous et les préjugés. A travers cette initiative nous nous efforçons de promouvoir l’identité et de défendre les valeurs culturelles». Avant de préciser: «L’importance du traité de protectorat Makoko-De Brazza signé le 10 septembre 1880, était utile non seulement pour le Congo, mais également pour l’Afrique subsaharienne. Cet évènement nous permet de jeter les ponts entre les communautés diverses et variées et les afro-descendants».
Mme Bélinda Ayessa a rappelé que «ce colloque est un moment propice de s’interroger sur la route de l’histoire qui nous conduira au carrefour de plusieurs histoires. Il est aussi une opportunité de rendre hommage à tous ses dignes fils d’Afrique qui ont marqué l’histoire». Tout en insistant sur l’héritage du Traité pour les jeunes générations. Aussi, a-t-elle affirmé que «ce colloque est également une sorte de legs pour la jeunesse de nos pays respectifs. Il est une excellente opportunité pour les jeunes étudiants d’enrichir leurs connaissances à travers les différents panels qui vont être animés par des éminents professeurs d’universités».
Déroulant la leçon inaugurale, M. Ericsson Opou, consultant international et panafricaniste, fils de la reine Opou, a affirmé que «ce colloque représente bien plus, un retour aux sources. Le traité que De Brazza et Makoko signent le 10 septembre 1880 est un acte diplomatique majeur. Certes, ce traité n’a pas empêché les dérives, il n’a pas bloqué la dépossession, mais il a été un cri d’intelligence politique. Il est l’un des fondements de la naissance de Brazzaville, c’est lui qui en a permis l’émergence, et pourtant la ville porte le nom de l’émissaire, pas du souverain».
A noter que plusieurs délégations en provenance des pays comme le Bénin, la République Démocratique du Congo, le Gabon, la France et les Etats-Unis prennent part à ces assises. Sans oublier diverses personnalités, telles que des membres du corps diplomatique accrédité au Congo, des majestés des royautés, dignitaires, chefferies et leaders traditionnels d’Afrique…

Alain P. MASSAMBA

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